Mukarrem Ameti, Revista Perspektiva, lundi, 15 juin 2009
Comment est la situation générale dans la Vallée de Presheve ?
La situation politique et de sécurité dans la Vallée n’est pas très satisfaisante. Les arrestations des albanais innocents deux mois auparavant à Presheve par la gendarmerie serbe et les autres forces spéciales, soi disant au nom de la justice pour de crimes de guerre contre les civils serbes à Gjilan, a rendu encore plus tendue la situation politique dans la Vallée. Les citoyens ont peur que des incidents fassent de nouveau apparition qui peut déstabiliser la région. La participation des albanais dans la vie institutionnelle en Serbie est lente et pénible même 9 ans après. Ce chemin institutionnel n’apporte pas de résultats satisfaisants en ce qui concerne la résolution de problèmes politiques à Bujanoc, Presheve et Medvegje. Les demandes légitimes des albanais ethniques ne sont pas prises en considération par les organes communaux ni étatiques de la Serbie mais sont continuellement ignorées, reniées et mis sous silence pour de motifs politiques.
Une telle politique de discrimination envers les albanais a causé le climat de guerre dans cette région et les albanais en amertume ont pris les armes et se sont mis à la protection de leurs maisons, de leur honneur et de leur dignité. La nouvelle militarisation e la région, la construction de la base militaire à Cepotin près de Bujanoc et l’apparition de beaucoup d’uniformes dans les rues de la Vallée de Presheve, laisse comprendre que la Vallée de Presheve est un polygone de structures policières-militaires-paramilitaires. Les arrestations et le dernier meurtre d’un home d’affaires de Presheve, qui était conseillé communal, et le non elucidement de beaucoup de meurtres auparavant, sont des éléments qui inquiètent pas seulement les partis politiques mais aussi les citoyens en général.
La convocation de jeunes pour des examens médicaux (recrutement) représente une autre pression pour faire partir les jeunes à l’étranger. La libre circulation de citoyens à la frontière avec le Kosovo, la non reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par la Serbie, représentent un argument de plus de l’inquiétude de citoyens. L’intérêt de tous ceux qui vivent dans la Vallée est la création d’un environnement sain et sur pour les citoyens qui ont aussi beaucoup souffert dans le passé.
Les partis politiques albanais de la Vallée ont plusieurs fois souligné qu’il faudra une nouvelle force de protection, une police professionnelle avancée qui sera digne et un facteur de stabilité dans cette région.
Comment est la situation en général pour les membres d’OVL dans la Vallée ?
L’Organisation de Vétérans de la Guerre de l’ex UCPMB dans la Vallée de Presheve, après l’emprisonnement de son ex président Nazmi Hajredini et le départ temporaire du pays de son président actuel Lulzim Ibishi, a terni son activité.
La présidence de cette organisation a rudement réagi contre la condamnation de son président Nazmi Hajredini par le tribunal serbe à 4 ans et demi de prison pour selon eux détention d’armes et de l’explosif sans permis.
OVL dans son réaction a dit que le jugement était politiquement motivé et considère que via cet acte l’état serbe montre qu’il est ici pour démontrer sa force dans le but de discipliner les albanais envers lesquels il pratique continuellement une politique de discrimination.
OVL considère qu’il est injuste de condamner Hajredini pour les armes qui lui appartiennent et qui étaient propriété de l’UCPMB sept ans auparavant et de plus sont hors fonction, avec corrosion. Via ces méthodes, selon OVL, le gouvernement serbe montre sa position ennemie envers les albanais en fermant pendant 5 mois le bureau de cette organisation et puis via la non reconnaissance de diplômes des albanais de l’Université de Prishtina, de pressions que l’état serbe fait envers les albanais et qui causent l’incertitude en ce qui concerne la perspectives des albanais sur nos terres.
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