Friday, March 19, 2010

Les camps au nord : les conditions difficiles pour les roms

Radio Free Europe, 05.12.2009

Au nord de Mitrovica, dans les deux camps roms ; Cesmin Lug et Osterod, jusqu’à présent, à cause du haut pourcentage du plomb dans le sang, sont décédés quelques enfants. Ces conclusions ont eu lieu après les analysés faites par le fond du droit humanitaire en collaboration avec le centre européen des droits des roms.
Les résultats des analysés effectués par le fond du droit humanitaire en collaboration avec le centre européen des droits des roms montrent la mauvaise situation de santé des habitants dans les camps de Cesmin Lug et Osterod.
Bekim Blakaj, dirigeant du bureau du Fond à Prishtina, apporte plus des détails. Le fond du droit humanitaire du Kosovo en collaboration avec le centre européen des droits des roms de Budapest a effectué une enquête depuis 2005 et le décès des enfants a été prouvé justement suite à l’empoisonnement du sang par du plomb’, raconte Blakaj.
Indépendamment de cela, dans ces camps continuent de vivre environ 200 familles. Ces camps se trouvent près d’une décharge toxique et le niveau de pollution de l’aire par du plomb dépasse les normes permis pour 100.5 fois.
C’est ce qu’ils disent les officiels de l’organisation mondiale de santé. Skender Syla, de cette organisation, dit que le haut niveau du plomb dans le sang chez les enfants, cause l’anémie, le développement lent, des dégâts dans le cerveau et des reins ainsi que de l’oui.
‘Nous avons fait des prélèvements du sang et les normes permis sont de 10 microgramme par décilitre, et dans ces analyses du sang de la communauté rom, ashkali et égyptien, chacun avait plus de 65 microgramme par décilitre’ explique Syla.
Concernant les conditions dans ces camps, raconte aussi Latif Masurica, un des habitants du camp. ‘Les conditions sont très difficiles. On nous a offert de l’aide pour aller dans un autre camp mais nous avons refusé car ce n’est pas une solution de partir d’un camp dans un autre camp’. ‘Nous demandons une installation permanente mais nous n’avons pas eu de réponse. Les gens meurent à cause du plomb, le niveau du plomb est trop élevé, la terre et l’air sont très pollués par le plomb. Ni l’organisation mondiale de la santé n’a rien fait de concret. Ils sont venus quelques fois mais ils ont abandonné le travail à mi chemin’, raconte Masurica.

Les recommandations de l’organisation mondiale de la santé était dans le sens que les habitants de ces camps soient déplacés le plus vite possible. De cette affaire s’occupe aussi l’organisation du centre des roms, ashkalis et égyptiens qui fait l’intermédiaire entre la communauté rom, ashkali et égyptien et les institutions du pays.

Avdullah Mustafa, officiel de cette organisation, dit qu’on fait le maximum pour convaincre les habitants du camp de partir de là et s’installer dans la partie sud de Mitrovica’ au Quartier Rom.
‘Pendant l’enquête nous avons découvert que 90 pour cent des gens qui vivent au camp veulent vivre au même endroit, dans les mêmes camps mais ils demandent l’amélioration des conditions de leur vie. Les gens sont au courant de la situation avec le plomb dans le sang, les enfants sont malades et ignorent comment ils sont tombés malades. Il y a beaucoup d’enfants qui sont décédés’, raconte Mustafa.
Jusqu’avant la proclamation de l’Independence, l’affaire des camps au nord était la compétence de l’UNMIK. Les institutions du pays ont offert seulement l’assistance de réinstallation des gens qui ont vécu dans des conditions très difficiles et avec des problèmes de santé, déclare Memli Krasniqi, le porte-parole du gouvernement du Kosovo.
‘Après la proclamation de l’Independence, nous avons hérité cette compétence et nous avons commencé à traiter de façon sérieuse ce problème. Mais, les gens hésitent de rentrer, ils ne veulent pas rentrer, ils prétendent trouver la possibilité de voyager en dehors du Kosovo et ceci a bloqué le déplacement. Nous travaillons de façon continuelle avec le président de la commune de Mitrovice et tout est prêt en ce qui concerne les institutions mais le problème demeure auprès les habitants du camp. Mais, nous allons commencer avec les familles qui veulent rentrer dans la partie sud et nous espérons que leur exemple sera suivi aussi par les autres familles’ raconte Krasniqi.
Le fond du droit humanitaire s’est aussi occupé de cette affaire.
‘Nous avons rédigé une lettre ouverte à l’UNMIK, aux institutions du pays, à l’UNHCR, et leur avons demandé de réagir de façon urgente pour que ces familles soient déplacées même temporairement dans un autre endroit car selon les informations que nous avions, le niveau du plomb dans l’eau, dans la terre et l’air, était plusieurs fois plus élevée par rapport à ce qui est toléré.

‘Nous n’avons jamais eu de réponse de ces institutions et la situation continue d’être la même’ raconte Blakaj du fond du droit humanitaire.
Ces camps ont été construits en été 1999 par le fond de Nations Unies pour les réfugiés, UNHCR, come une solution temporaire pour affronter le fluxe des refugiés qui submergeaient la parie nord de Mitrovica.
Selon les officiels, initialement était prévu que ces camps soient temporaires, seulement pendant 45 jours. Mais, dix ans plus tard, les gens continuent d’y vivre sous le grand danger d’empoisonnement par le plomb et en refusant de vivre, come ils le disent, dans des conditions temporaires.

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