Revista Perspektiva, 19/03/2009
Belgrade discrimine systématiquement les albanais de la Vallée, raconte Jonuz Musliu, président de l’Assemblé communale de Bujanoc et leader du Mouvement du Progrès Démocratique et rajoute : ‘La participation des albanais dans la vie institutionnelle en Serbie même 9 ans après est lente et pénible. Une politique pareille de discrimination envers les albanais a amené l’esprit de guerre sur ces terres lorsque les albanais en amertume ont pris les armes pour défendre leurs maisons, leur honneur et leur dignité. Nous l’avons dit plusieurs fois que nous avons besoin d’une nouvelle force, d’une police professionnelle qui sera digne et un facteur de stabilité sur ces terres’.
Mukarrem Ahmeti
-Comment estimez vous la situation politique et de sécurité en général dans la Vallée de Preshevë ?
Musliu : La situation politique et de sécurité dans la Vallée n’est pas très satisfaisante. Les arrestations des albanais innocents deux mois auparavant à Presheve par la gendarmerie serbe et les autres forces spéciales, soi disant au nom de la justice pour les crimes de guerre contre les civils serbes à Gjilan a rendu encore plus tendue la situation politique de la Vallée. Les citoyens ont peur que les incidents font de nouveau apparition et qui ne contribuent pas à la stabilité de la région. La participation des albanais dans la vie institutionnelle en Serbie est toujours lente et pénible même 9 ans après. Cette voie institutionnelle n’apporte pas des résultats satisfaisants en ce qui concerne la solution politique de problèmes réunis depuis es années à Bujanoc, Presheve et Medvegje. Les demandes légitimes des albanais ethniques pas seulement ne sont pas prises en considération par les organes communaux et étatiques serbes mais elles sont continuellement ignorées, dénigrées et mis en silence, simplement pour de motifs politiques. Une politique pareille de discrimination envers les albanais a amené l’esprit de guerre sur ces terres lorsque les albanais en amertume ont pris les armes pour défendre leurs maisons, leur honneur et leur dignité. Nous l’avons dit plusieurs fois que nous avons besoin d’une nouvelle force, d’une police professionnelle qui sera digne et un facteur de stabilité sur ces terres
(Des) accord
-Selon vous, combien a été réalisé l’accord de Konçul par la partie serbe et qu’est ce qu’il reste seulement sur le papier de cet accord ?
Musliu : Depuis le 1 mars 2001, à Konçul de Bujanoc, après une série de consultations des sujets politiques-militaires de la Vallée de Presheve, a été rendu possible la transparence de la délégation de négociation albanais, pour les pourparlers avec la parie serbe, via l’intermédiation du facteur international. Le 12 mars 2001, a été signé le texte de l’accord de paix et le 7 mai a eu lieu la décision de démilitarisation de Lluçan et de Turi. L’accord de paix de Konçul, le 21 mai 2001, ne se réalise pas dans la pratique, la non-réalisation de celle-ci qui était garantie par les facteurs internationaux, annonce le retour dans la situation antérieure. L’assura nce et la garantie des droits et des libertés individuels et nationaux fondamentaux des albanais aura lieu sur base des documents relevant internationaux. Tous les litiges peuvent et doivent être résolus par voie politique et le dialogue institutionnel, intensif et transparent. L’acte de la signature de la déclaration est en accord avec nos demandes continuelles qu’aucune institution, y compris le corps de coordination, ne peut s’occuper de la solution du problème des albanais sans les albanais. Et donc, la participation dans cette institution de l’état réinstauré, pour nous représente l’acceptation des responsabilités par les albanais pour bouger les choses de leur place qui sont restés immobiles à cause de manque de volonté de Belgrade pour une approche sérieuse de la solution de la crise dans ces espaces. Même si Belgrade ne reconnait pas l’accord de paix de Konçul, celui-ci a mis fin à la guerre dans la Vallée avec l’aide du conseil de l’OTAN, du Conseil de l’Europe, qui ont garanti son implémentation.
(De) mobilisation
-La construction de la base militaire à Cepotin de Bujanoc fera que la région de la Vallée de Presheve sera sous la surveillance continuelle d’environ 1000 membres de l’armée et de forces spéciales qui seront installés dans cette base. Quelle sera l’influence parmi la population albanaise ?
Musliu : Nous n’avons pas besoin de la base militaire de Cepotin. Et puis il y a suffisamment de bases militaires, à Vranje à 17 km de Bujanoc. Au lieu de construire de ponts de l’unité, des entreprises de développement ou le corridor 10 avec cet argent, Belgrade continue avec l’ancienne logique de la construction de bases militaires comme celle à Cepotin. Nous sommes pour le départ de toutes les bases militaires et de toutes les forces policières-militaires serbes engagées pendant la crise de la Vallée de Presheve et leur remplacement par la police multiethnique qui augmenterait beaucoup la confiance ici.
Les mesures de création d’un environnement sur, de la confiance interethnique, de projets multiethniques dans la région de la Vallée de Presheve, ne peuvent pas se faire via des paroles et des accords seulement signés sur le papier mais via des engagements sincères et le travail pratique.
Toutes les activités avant, pendant et après la période des conflits armés ont eu lieu dans le but de démilitariser la région et non pas sa nouvelle militarisation. La base Cepotin peut aussi influencer le départ des albanais de cette région et le non retour de ceux qui sont partis auparavant et donc chaque militarisation dans cette direction ne crée pas un bon climat politique dans la Vallée.
-Les conseillés albanais de trois assemblés ont approuvé la plateforme politique dont les demandes sont toujours seulement sur le papier. Pourquoi ?
Musliu :Les conseillés albanais de la Vallée de Presheve mecontents de la stagnation des procès politiques, de la situation économique au pays, le procès de privatisation de la propriété publique, la position inégale dans l’enseignement, la nouvelle militarisation de la région et dans le but de surmonter ces phénomènes via des moyens politiques et démocratiques, conformément aux standards des démocraties développés du monde, ont approuvé à Presheve le 14 janvier 2006 la plateforme politique.
Les dispositions générales de la plateforme expriment clairement que ‘ en reconfirmant la volonté de la population exprimé par le Referendum du 1 et 2 mars 1992 sur la définition de la Vallée de Presheve en tant que région particulière politique, territorial et constitutionnelle, les conseillés, en soutien aux principes du Groupe de contact sur le statut du Kosovo, sont obligés, en cas de non respect de ces principes et la modification éventuelle de ces frontières, s’engager pour rattacher la Vallée de Presheve au Kosovo’. La présidence du parlement albanais de la Vallée de Presheve est compétent d’approuver les décisions stratégiques politiques pour les albanais de cette région en ce temps de maintes changements qui se font dans la région conformément la plateforme politique approuvée par les conseillés albanais de la vallée de Presheve en janvier 2006. Je ne dirais pas que les demandes de conseillés albanais de trois assemblées demeurent seulement sur le papier. Cette année nous avons tenue une séance de conseillés de trois assemblés et avons sorti une déclaration politique via laquelle nous avons informé le facteur local et international sur la situation tendue dans la Vallée.
(I)responsabilité
-Qui est responsable du non création du Conseil National des albanais de la Vallée de Presheve ?
Musliu : Personne ne prenne la responsabilité concernant le non création du conseil national si nécessaire pour les albanais de la Vallée. Nous avons crée une présidence représentative des albanais de la vallée de Presheve à la place du conseil national et c’est tout. Avec l’aide d’un tel conseil, l’avis politique albanais serait plus unique et il n’y aurait pas de perte d’énergie sur la prise de positions communes. Le conseil national surmonterait surement ces dilemmes. Chaque pas positif pour sa création est bienvenu.
-17 ans auparavant les albanais de la Vallée ont organisé un Referendum le 1 et 2 mars 1992 sur l’Autonomie avec le droit de se réunir au Kosovo. Où on est de ce référendum, pourquoi la volonté politique des albanais pour l’Autonomie ne se réalise pas t elle ?
Musliu : Même 17 ans après le Referendum n’a pas perdu sa valeur car il est basé sur le verdict du peuple. Le rattachement au Kosovo est l’option le plus réel, le plus juste et chaque autre solution sera seulement une solution de compromis. Oui, nous avons déjà la plateforme politique de conseillés albanais des assembles communales de Presheve, Bujanoc et Medvegje, approuvée le 14 janvier 2006. ‘En reconfirmant la volonté de la population exprimé par le Referendum du 1 et 2 mars 1992 sur la définition de la Vallée de Presheve en tant que région particulière politique, territorial et constitutionnelle, les conseillés, en soutien aux principes du Groupe de contact sur le statut du Kosovo, sont obligés, en cas de non respect de ces principes et la modification éventuelle de ces frontières, s’engager pour rattacher la Vallée de Presheve au Kosovo’ est dit entre autres dans la plateforme politique. Mais le spectre politique de la Vallée de Presheve soutient toujours le Référendum du 1 et 2 mars 1992. Ce référendum se réalisera tôt ou tard, lorsque son temps viendra.
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