Friday, March 19, 2010

Situation alarmante à Presheve qui risque de gouter la réalité de Medvegje

Medvegja.net, Zurich, 20 février 2010

La réalité est souvent amère. Le désir et la possibilité sont souvent loin l’un de l’autre. Si on va à l’aéroport de Zurich, à la gare de bus de Zurich ou de Bruxelles, Düsseldorf, on y trouve beaucoup des compatriotes fatigués, épuisés. Certains sont accueillis par leurs proches, d’autres restent là on regardant la réalité de la vie rêvée depuis des décennies. La pauvreté et le chômage. ‘Si je gagnais 500 euros à Presheve je ne serai jamais parti pendant cet hiver si froid vers l’Europe avec des petits enfants mais viola la pauvreté, vous savez la pauvreté vous mène même à la porte de votre ennemi’. Il n’y a pas du travail, ou peu, mais il faut être dans le parti de celui-ci ou celui là. La misère à Presheve, aucun changement, seulement les cafés plein de gens qui planifient leur départ à l’étranger pour avoir une meilleure vie. Moi aussi, je suis parti, je vais rester quelques jours en Suisse puis je partirai en Belgique ou en France, on dit que là bas on accepte les refugiés’ raconte Bujar de la commune de Presheve.
La suppression des visas et son bien ?
Si on fait la guerre on sait qu’on peut perdre des soldats mais de l’échec apprennent ceux qui ont l’idée pour nettoyer ethniquement un pays. La jeunesse quitte notre pays, c’est dur. La situation à Presheve et aux alentours est alarmante. On sait qui profite de ces départs. Jour après jour plein de bus vers l’Europe. Presheve devient vide, on ne trouve plus son proche, son ami, son cousin dans la ville et ainsi de suite, il est parti, il a récolté 500 euros, on ne sait pas comment, mais le principal il est parti en Belgique.
Les ennemis savent comment profiter de ces situations pénibles. Combien encore cont partir, y aura-t-il à Presheve une table ronde pour discuter le chômage, y a-t-il une statistique sur les jeunes qui quittent Presheve. Les gens ont commencé peu à peu de quitter Medvegje aussi et voila la situation d’aujourd’hui, on ne peut plus revenir en arrière. La situation de Medvegje est différente car le départ a eu lieu dans d’autres circonstances mais les gens quittent Presheve pour une vie meilleure. La vile et l’entourage se vident.





Triste réalité hormis les autres traumatismes liés à la ville de Presheve, nous subissons cette triste réalité, le départ de jeunes et même des familles entières. Depuis le premier jour de suppression des visas, le 19 décembre 2009, plein de jeunes et des familles quittent Presheve et les alentours. Les jeunes manquent à Presheve.
Presheve est connu pour ses intellectuels, ses hommes d’affaires, les activistes, mais personne ne dit rien après la suppression des visas et concernant ces départs sauf dans les salons des coiffeurs et dans des cafés. Ils partent pour ne plus revenir car ils ne peuvent pas cohabiter avec une réalité dénigrante. Presheve ressemble à la triste réalité : soit tu es très riche ou très pauvre.
Beaucoup de compatriotes que nous rencontrons dans la diaspora disent qu’ils sont partis à cause de la misère car personne ne pense à eux. Les jeunes vivent dans la misère totale. Il n’y a pas des activités et la situation s’aggrave. La discussion primaire est la politique. La majorité pense trouver du travail mais aussi se marier pour obtenir les papiers ou demander l’asile, pour avoir une meilleure vie.
Les droits de ceux qui veulent des changements radicaux à Presheve et ont des idées prospères continuent à demeurer monopole des bureaux des cadres des partis qui n’engagent pas si on n’est pas membre du parti, si on ne devient pas servile et coauteur des intérêts de ceux qui sont des chefs. Cette «’hémorragie’ irrite très fort les jeunes et même les vieux.
Ils partent tous les jours et il n’y a pas des tentatives ni des intellectuels ni des spécialistes du pays pour soigner ce grave événement, qui prendra la responsabilité si dans trois ans Presheve devient come Medvegje ?
Ce départ est dicté par des bas salaires ou l’ignorance de ceux qui veulent des changements ainsi que le chômage très élevé. La politique voit bien cette réalité mais n’essaye pas de l’empêcher ni de créer de conditions même pas minimales, ni le positon ni l’opposition. La majorité des jeunes ayant terminé les études partent au Kosovo pour une vie meilleure car si on reste à Presheve on est limité et provincial.
Il est naturel de quitter une société qui est dirigée (pas seulement aujourd’hui) par de gens qui voient la politique seulement comme le moyen pour avoir un salaire. La jeunesse est le futur de chaque société et come telle elle doit avoir suffisamment des revenus pour affronter la vie là où elle se trouve.




On général les jeunes sont divisés en trois types : les jeunes bien conseillés, les jeunes déviés ou pervers et les jeunes confus (entre le bien et le mal). Notre jeunesse se trouve dans une situation difficile, sans dignité et sans perspective.
La jeunesse de Presheve est dans ‘une grande prison’, province, que si on demande la réalisation des idées on n’arrive à rien. Grande prison de rêves, privés par les murs froids du refus, du paternalisme et du népotisme cynique. Il n’y a pas d’espoir, pas d’avenir et non plus une patrie pour cette jeunesse fatiguée et inquiète avec le syndrome du départ, à cause de la misère, le chômage..
Comment prévenir ce grand départ de nos terres ? Devons nous attendre sans rien dire ? les jeunes de la diaspora et les citoyens de ces régions sauront affronter l’événement mais naturellement il faut lever la voix pour donner une prospérité à cette petite Albanie. Presheve soit forte…
Dashnim Hebibi (dirigeant du centre médial albanais du monde et de l’agence des informations kosovaere.ch)

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