‘Journal Express’,11/12/2009
Par Albin Kurti
Les albanais de Medvegje se sont convertis en une minorité dans leur propre pays, quant à Bujanoc il est graduellement creusé pour ainsi laisser Presheve seule dans la Vallée.
Après la guerre de l’UCPMB les albanais de la Vallée de Presheve se réjouissaient aux deux succès : à la création de la police multiethnique et la prise du pouvoir à Bujanoc. Dans ces deux projets, le facteur international avait apporté son soutien via l’OSCE. La Serbie n’a jamais approuvé ce changement qui avait permis aux albanais de respirer un peu plus librement. La Serbie les avait miné autant des fois quand elle pouvait le faire et elle continue à le faire aujourd’hui encore. Le premier projet se nommait ‘police multiethnique’ mais dans son essentiel ne représentait pas la structure ethnique de la population dans les trois communes de la Vallée. La structure ethnique des employés dans les postes de police est comme suit :
Les policiers à Presheve, Bujanoc et Medvegje
Albanais : 119 ; 105 ; 7
Serbes : 99 ; 180 ; 128
Total : 218 ; 285 ; 135
Ce nombre des policiers albanais a été admis en 2001. En 2007, 3.850 candidats ont appliqué pour devenir membres du MUP serbe. De Presheve et de Bujanoc il y avait en tout 60 albanais et de Medvegje, suite au nettoyage ethnique, personne. Seulement deux albanais de Presheve ont été admis. Un de deux a démissionné pour des raisons personnelles. De Bujanoc, personne.
Les policiers albanais pendant les neuf années de travail ont seulement un rôle secondaire au sein de la plice et personne n’a été avancé dans la haute hiérarchie policière au niveau communal : là, c’est toujours les serbes qui dirigent. On peut voir la police multiethnique, composée de deux serbes et d’un albanais, seulement dans les localités albanaises et dans les localités serbes patrouillent seulement les policiers serbes sans aucun policier albanais.
En 2008, 1.900 candidats ont déposé leur candidature dont seulement 8 albanais. 569 candidats, dont 40 issus des minorités (ou 7 pour cent) ont satisfait aux conditions de recrutement mais aucun albanais. Selon la décision du MUP serbe, lors de 4 prochaines années il n’y aura plus de concours d’admission de nouveaux policiers car le chiffre de 569 candidats sera pris en compte de façon automatique. Cela laisse comprendre qu’au moins pendant les 4 prochaines années aucun albanais de Presheve, Bujanoc et Medvegje ne pourra pas devenir policier.
La Serbie a eu des donations importantes de la communauté internationale pour la reforme de la police mais a toujours laissé les albanais dans des rangs inferieurs et au nombre moins important. De l’autre côté, come nous le savons, le gouvernement du Kosovo a maintenu les salaires aux policiers serbes au Kosovo pendant plus d’un an même si ceux-ci ont quitté la chaine de commandement car ils étaient tout le temps dirigés par Belgrade. Les doubles standards quand il s’agit du MUP serbe et du KPS montrent l’asymétrie discriminatoire envers les albanais.
Dans cette entreprise la Serbie a eu le soutien des officiels ruses au sein de l’OSCE. C’est intéressant comment l’OSCE représentait un champ de bataille entre les américains et les russes dans la Vallée. Mais celle-ci se retire maintenant de la vallée. L’OSCE, en tant que sponsor du projet de la police multiethnique a proclamé en silence come échoué ce projet en octobre en fermant son bureau chargé de la police dans la Vallée. Avec le retrait de l’OSCE de ce projet, aucun albanais ne pourra plus devenir membre de la police à cause de méconnaissance de la langue serbe et la concurrence au niveau républicain.
La faute pour l’échec de ce projet revient aussi aux leaders des partis politiques albanais qui après la guerre de l’UCPMB, au lieu de s’occuper des problèmes de la population, se sont submergés dans des rivalités internes et la lutte pour devenir serviles envers les facteurs internationaux mais aussi envers Belgrade. Certains de ces leaders vendent du patriotisme devant le peuple sur la non collaboration avec la police au niveau local, demandent de la patience au peuple jusqu’à ce que la Serbie devient membre de l’UE, come quoi leur position s’améliorera tout seul, mais de l’autre côté n’hésitent pas se rencontrer à Belgrade et de collaborer avec le ministre serbe des affaires intérieures, Ivica Daçiq.
A côté de l’échec du premier projet, la Serbie prépare le terrain de l’échec du deuxième projet aussi. Lors de prochaines élections et via le système de régionalisation de la Serbie, elle prendra des mains des albanais leur endroit le plus stratégique, la ville de Bujanoc.
Selon le recensement de la population de l’an 2002, qui avait exclut les citoyens se trouvant à l’étranger depuis plus d’un an, les albanais représentent à Medvegje seulement 26.17 pour cent de la population, à Bujanoc ils sont 54.69 pour cent et à Presheve 89.10 pour cent. La Serbie vise surtout la vile de Bujanoc dans laquelle la sous représentation et la discrimination des albanais est le plus présent.
Dans les entreprises publiques de Bujanoc sont employés 1.390 serbes et seulement 47 albanais ; dans les tribunaux et le parquet 61 serbes et 18 albanais ; au cadastre et le chemin de fer il n’y a aucun albanais et 10 serbes, respectivement 11 employés etc. etc.
La pauvreté et le chômage représentent aussi une pression envers les albanais pour qu’ils quittent leur pays.
En fonction de modification de la composition ethnique de Bujanoc dont le but est la diminution du pourcentage de la population albanaise au dessous de 50 pour cent et leur conversion en une minorité, est aussi la base militaire ‘Jug’ au village Boroc de Bujanoc. A côté de 1.000 soldats et du cadre militaire dans ce centre logistique et de commandement à Bujanoc seront emmenées aussi leurs familles. UNDP a aussi annoncé que pendant les trois prochaines années les serbes partis du Kosovo seront intégrés dans la commune de Bujanoc. Leur nombre arrive à 5.000 et cela est présenté comme une contribution au développement économique de la Vallée. Le nettoyage ethnique existe aussi pendant la paix pas seulement pendant la guerre, n’est ce pas ?
L’essentiel de l’échec de ces projets consiste dans le silence de tous les facteurs qui avaient jurés leur réalisation. A Belgrade, le silence lui convient car de toute façon il est en train de réaliser la stratégie du nettoyage ethnique de trois communes. Les albanais de Medvegje se sont convertis en une minorité dans leur propre pays, quant à Bujanoc il est graduellement creusé pour ainsi laisser Presheve seule dans la Vallée.
A la communauté internationale et surtout à l’OSCE, le silence convient pour fuir les obligations dans cette région et aux leaders albanais le silence convient pour réaliser leurs intérêts personnels en employant les membres de leurs familles ou les militants de leurs partis dans des postes communaux ou étatiques.
Le silence concernant ces deux projets dans la Vallée représente l’admission de la dégradation des droits et de la présence albanaise. Surement, une grande faute dans tout ça appartient à Tirana et à Prishtina officielle qui mentionnent la Vallée de Presheve via des phrases générales devant leurs foules d’électeurs mais ne font rien du concret pour la Vallée.
Ils font des marchandages politiques et économiques avec Belgrade come si la Vallée de Presheve n’existait même pas avec les albanais discriminés au sein de celle ci.
No comments:
Post a Comment