Journal ‘Express’,13.08.2009
Arben Xhaferi, le signataire de l’accord d’Oher explique que cet accord n’a pas été réalisé malgré diverses prétentions. ‘L’accord d’Oher n’a pas été réalisé surtout en ce qui concerne les points principaux qui ont fait que cet accord a résolu le conflit de l’an 2001. Il s’agit surtout de l’utilisation officielle de la langue albanaise puis la décentralisation et la représentation adéquate, surtout de l’annexe C qui concerne le règlement du statut de participants du conflit de l’an 2001.
Les albanais, hier, à l’occasion du 13 aout, huit ans de l’accord d’Oher, se trouvent devant un grand dilemme si cet accord a été entièrement réalisé ou pas. Les déclarations et les impositions optimistes semblent très cyniques devant les faits et la sombrer réalité des albanais, sans langue albanaise, sans symboles nationaux, avec l’ignorance institutionnelle de cet accord par les macédoniens.
Huit ans après le 13 août 2001, les analyses, les rapports et les diverses estimations montrent que le document qui a prévenu ce conflit n’a pas réussi a clôturer l’affaires des albanais en Macédoine.
Les albanais continuent avec beaucoup de problèmes qui ne sont pas résolus et qui demeurent suite à l’ignorance et le piétinement de ce document de paix approuvé huit ans auparavant sous la garantie internationale. La réalité concernant le non accomplissement des obligations de l’accord d’Oher a alerté aussi les partis d’opposition et surtout le PDSH qui a estimé ce document non réalisé et détruit, mais de l’autre côté, un nouvel accord a été offert par ce parti. Il y a beaucoup de problèmes qui ont été hérités et n’ont pas trouvé de solution et l’argument concernant la réalisation impartiale de ce document est apporté aussi par les analystes politiques. Le BDI a déclaré que jusqu’à présent a été fait un grand travail dans son application mais qu’il faudra travailler dans le futur aussi pour obtenir les résultats attendus, selon l’agence ‘INA’.
Arben Xhaferi, le signataire de l’accord d’Oher explique que cet accord n’a pas été réalisé malgré diverses prétentions. ‘L’accord d’Oher n’a pas été réalisé surtout en ce qui concerne les points principaux qui ont fait que cet accord a résolu le conflit de l’an 2001. Il s’agit surtout de l’utilisation officielle de la langue albanaise puis la décentralisation et la représentation adéquate, surtout de l’annexe C qui concerne le règlement du statut de participants du conflit de l’an 2001.
Tout cela a été politiquement piétinée de façon sauvage et le PDSH propose un nouveau contrat qui sera obligatoire pour tous ceux qui influencent ce procès’, a déclaré Xhaferi, qui a signé cet accord avec Imer Imeri, le président du PPD.
Un de protagonistes de la période de l’Accord d’Oher, Naser Zyberi, raconte que cet accord huit ans après a perdu le poids et l’importance qu’il avait dans le temps et ceci s’explique par deux principales raisons :
‘Son implémentation a été retardé trop et l’autre raison est que cet accord a été déformé pendant son implémentation dans la Constitution et dans les faits relatifs. On comprend que dans le temps il s’agissait d’un acte très important car il a permis l’interruption du conflit et a évité une guerre civile générale, puis pour la première fois a obligé les facteurs de la politique macédonienne d’accepter le fait que les albanais sont discriminés en Macédoine’, a souligné l’analyste Zyberi.
Selon lui, cet accord maintenant a l’aire pale, déformé, avec beaucoup de retard dans l’application et bientôt cet accord ne sera pas suiffant pour résoudre les problèmes des albanais en Macédoine et donc le besoin sera présent pour un nouvel accord plus important que celui d’Oher.
L’analyste, Nijazi Muhamedi, estime que l’accord d’Oher, pas seulement n’a pas été réalisé mais celui ci consolide de façon théorique et politique l’état national macédonien sur les bases de l’idéologie nationaliste macédonienne, dont le but est de nier et de détruire l’identité albanaise.
‘L’accord d’Oher qui dans son cadre aussi ne s’appui pas sur les principes d’un accord mais seulement sur le principe dicté, selon lequel, le caractère unitaire respectivement le caractère national macédonien de l’état est intransgressible, est une légitimation de décisions de ASNOM pour la création de l’état national macédonien et une nouvelle légitimation de la Constitution du 1991 qui a consolidé de façon unilatérale l’état national macédonien, et qui pendant une décennie a été contesté par le mouvement politique albanais en Macédoine quant aux macédoniens ils ont inventé ce conte nommé ‘Accord’, conclut le 13 aout 2001, pour contester la volonté du peuple albanais’ a déclaré l’analyste Muhamedi.
Selon lui, c’est une honte historique de dire que cet accord rend égaux les albanais avec les macédoniens ou qu’il s’agit d’un compromis entre les deux peuples.
Quels sont les problèmes qui trainent et ne sont pas résolus ?
-L’utilisation de la langue albanaise
-Non utilisation de symboles nationaux
-Division territoriale lésée et la décentralisation qui n’a pas été relaissée
- La non réalisation du pourcentage de 25 pour cent de représentation
-La discrimination concernant l’octroi de la nationalité pour environ 50.000 albanais
-Représentation zéro dans beaucoup institutions et la haute hiérarchie de l’état
-Manque d’investissement dans les zones albanaises
- La non représentation dans les hauts services de sécurité, des services secrets et les unîtes spéciales militaires dans lesquels il n’y a presque aucun albanais
-Non résolution du statut des familles de martyrs et des invalides de guerre de l’UCK
-Chaos dans l’enseignement albanais
-Discrimination totale des albanais en ce qui concerne l’octroi de logements sociaux
-Détermination du comité parlementaire sur les rapports interethniques
Les accords et les solutions après les guerres dans la région
-Kosovo, les serbes représentent 7 pour cent. La langue serbe est officielle partout sur le territoire du Kosovo. La division territoriale favorise la communauté serbe avec de territoires plus larges.
-Bosnie et Herzégovine, après l’accord de Dayton, a été crée la Fédération de BH. Les croates – 14 pour cent mais les serbes – 35 pour cent aussi, leurs langues sont officielles. Le conseil présidentiel fonctionne avec des présidents élus par rotation, bosniaque, serbe, croate, avec de mandats déterminés.
-Monténégro, les serbes sont 32 pour cent et sont un peuple créateur de l’état en profitant de l’héritage dans cet état et en ayant leur langue officielle qui est parlé aussi par les monténégrins.
-Vallée de Presheve, l’accord de Konçul a arrêté la guerre de l’UCPMB avec les autorités serbes en 2000, qui demandait plus de droits pour les albanais. Neuf ans après, même pas 20 pour cent de l’accord n’a été réalisé.
Rucker et Fouere avouent le non réalisation
Les deux protagonistes internationaux à Skopje, l’ambassadeur américain Filip Rucker et l’ambassadeur de l’UE, Ervan Fouere, ont avoué la réalité concernant la réalisation incomplète de l’accord d’Oher. Dans leurs messages pendant ces jours ci ils ont fait appel de soutenir cet accord et de réaliser les parties restantes surtout concernant l’application de la langue albanaise.
Les EUA et l’UE étaient les garants de cet accord qui a prévenu le conflit de l’an 2001.
INA
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