Friday, March 19, 2010

(Extra) ordinaire

Belgzim Kamberi,Saktivista, 31/01/2010
La construction de la base militaire, les reformes dans l’administration publique et le système de justice, les problèmes de santé et de l’enseignement, la représentation proportionnelle des communautés ainsi que la création des mécanismes de l’avancement des droits des albanais locaux, demeurent les procès qui caractérisent les derniers développements principaux politiques dans la Vallée de Presheve. Pendant que ces procès produisent leurs conséquences on oublie l’essentiel. On l’évite. Pendant des années on fait de la propagande que Presheve, Bujanoc et Medvegje est une région qui demande un traitement particulier à cause des problèmes existants, hérités des anciennes politiques et stimulés par les politiques actuelles. La particularité a été légitimée avant tout par le conflit armé mais aussi par le gouvernement serbe via la création d’un organe et d’un plan particulier pour la région. Mais, avec le temps, cette particularité a graduellement terni, totalement. Presheve, Bujanoc et Medvegje est traité de plus en plus comme une région ordinaire. Le but des acteurs de décision était et l’est le retour de la situation extraordinaire en une situation ordinaire. Il fallait faire revenir la normalisation à tout prix. Presheve, Bujanoc et Medvegje devaient devenir come les autres communes en Serbie. Les albanais de Serbie comme les autres minorités en Serbie. Mais la question est combien Presheve, Bujanoc et Medvegje sont come les autres communes en Serbie ? Combien la situation des albanais de Presheve, Bujanoc et Medvegje est identique à la position des autres minorités en Serbie et dans la région ?
Le problème est que le paradigme de la normalisation est la stabilité et non pas le développement. En effet, il n’y a pas de stratégie claire, des capacités nécessaires et de la volonté politique suffisante pour normaliser la situation, pour développer la région. Ou, il n’y a pas d’intérêt. Aujouird’hui à Presheve, Bujanoc et Medvegje il n’y a pas de stabilité ni de développement. Ce sont les résultats jusqu’à présent qui reflètent au mieux les défaites d’un système qui a incité encore plus de pauvreté, de chômage et d’émigration. Un procès qui pour l’alternative aux conflits armés a offert le militarisme. Qui comme résultat des politiques de retour a eu l’accélération des départs et d’émigration. Un procès qui fonde le développement économique sur les revenus que peuvent apporter les bases militaires. Qui pour les politiques de développement a eu des offres et des possibilités pour les politiciens et leurs proches ; le renvoi du travail pour une partie des employés d’hier, le chômage et la pauvreté pour les sans emplois d’aujourd’hui et du lendemain. Un procès qui n’a pas officialisé l’utilisation officielle des symboles nationaux albanais et qui pire encore maintenant conditionne leur modification.
Qui a commencé la décentralisation par la centralisation ou qui pour le résultat de la solution de l’affaire de l’enseignement supérieur pour les non serbes a eu la permission des facultés privées douteuses serbes et l’ouverture des facultés publiques avec des interprètes albanais au seul endroit urbain majoritairement serbe, sans oublier la non reconnaissances de diplômes kosovars pour des motifs politiques.
Mais, plus que la vérité, c’est le mensonge qui demeure comme problème. Le discours sur le progrès partiel qui masque réellement le progrès général. Cette tendance continuelle dégoutante pour traiter la situation comme étant ordinaire qui camoufle réellement la situation extraordinaire. La propagande des politiciens serbes et albanais, comme quoi ils travaillent pour résoudre les problèmes, quant on voit clairement qu’ils sont eux même le problème des solutions. Des solutions qui doivent être cherchées en commencent par le fait que l’affaire de Presheve, Bujanoc et Medvegje demeure un problème extraordinaire et que chaque tendance pour le traiter come un problème ordinaire aggravera encore plus la situation actuelle. Mais, pour cela il n’y a pas de dilemme qu’il faudra d’abord changer l’approche envers l’extraordinaire qui continue d’être présenté comme étant ordinaire.

No comments:

Post a Comment