Friday, March 19, 2010

Karadak est en train d’être vidé

Journal ‘Lajm’, 15/02/2010

Tous les jours presque 200 jeunes albanais, principalement de Kumanove, Presheve et Skopje prennent le chemin de l’occident. La Belgique est leur destination principale et ils y vont pour trouver du travail. Après la libéralisation de visas, les jeunes albanais, qui n’ont aucune perspective en Macédoine, ont pris le chemin de l’exile, comme l’avaient fait leurs pères 50 ans auparavant. Ils cherchent un meilleur travail et une meilleure vie. L’analyste, Imer Ismaili, dit que le désespoir des jeunes a fait que ceux-ci prennent le chemin seulement pout ne pas rester ici où il n’y a aucune perspective.
‘Cette vague des jeunes qui partent nous fait analyser une autre dimension. L’aspect social. C'est-à-dire, cela ne veut pas dire que nos jeunes désirent d’aller là bas. Au moins je veux bien penser ainsi car si on regarde les statistiques de gens qui étudient en Macédoine, leur nombre est très haut. Ils ont de la volonté pour investir dans leur avenir et rester ici. Mais cet état, l’état pas la terre, est damné, cet état très macabre pour les albanais et les gens restent ici tout simplement car ils ne savent pas où aller’ raconte Ismaili. Selon lui, ce fluxe des jeunes vers l’occident prenne la connotation de l’exode car come il le dit, celui qui part vivre avec sa famille en Suisse, en Autriche etc n’est plus un émigré. ‘Il n’est plus un exilé, c’est un homme qui est parti. Il y a une grande différence ici et ce jeu des mots crée parfois une confusion pour nous aussi. Ce qui se passe chez nous maintenant, ce n’est pas le problème de migration mais de l’exode en silence. Il y a quelques temps, il y avait une stratégie étatique, anti albanaise, les années 48-55, l’exode des albanais vers la Turquie. Maintenant cela se passe via la libéralisation des visas. Ils ne partent pas à l’exile mais quittent le pays avec leurs familles. C’est un vrai problème de l’exode, explique Ismaili en rajoutant que le mécanisme de liberté pour contacter l’Europe, vu les circonstances objectives, pourra nous rendre quelque chose très mauvais du point de vue de la position disons national des albanais dans les Balkans.
Pourtant, Ismaili croit que ces jeunes vont rentrer au pays car les mécanismes de défense de l’Europe sont dans un très haut niveau aussi. ‘Le mécanisme de la défense pour les pays de l’UE, pour que les jeunes n’y restent pas, n’y travaillent pas, sont tellement rigoureux, et maintenant il y a un grand flux de gens qui demandent une vie meilleure.
Je suis optimiste car la majorité d’entre eux vont rentrer au pays et ils vont y trouver leur avenir en investissant, en pensant à leur pays, car à l’étranger les conditions de trouver un travail sont de plus en plus moindres’, raconte t il en rajoutant à la fin que la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, les Pays-Bas, ne représentent plus le paradis pour les exilés come c’était le cas 20 ans auparavant.

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