Saturday, March 27, 2010

La Vallée . Comment a échoué la séance de l’Assemblée communale de Bujanoc ? Scandale au parlement local

Revista Perspectiva, 01/2009

Les conseillés radicaux serbes et ceux du parti démocratique de Boris Tadiq ont bloqué le travail de l’assemblée communale à Bujanoc en barricadant le parloir et le travail de l’assemblée. La raison de ce blocus était la pression envers la présidence de l’assemblée pour ajourner les points de l’ordre du jour qui concernaient le remplacement des directeurs des entreprises publiques dirigées par les serbes et dont le mandat a eu fin depuis longtemps. Les conseillés albanais, même s’ils sont majoritaires au parlement, et la présidence entièrement albanaise, ont permis l’interruption des travaux du parlement et l’ajournement jusqu’en janvier 2009.
Bujanoc
Le 29 décembre, lundi, l’assemblée communale de Bujanoc a commencé les travaux de la septième séance et la dernière de l’année passée, qui malheureusement c’est terminé sans succès, après les chauds débats et provocations des conseillés serbes qui en signe de protestation ont usurpé le parloir du parlement local.
Les conseillés radicaux serbes et ceux de la Serbie démocratique de Boris Tadiq ont eu l’audace pour barricader le parloir du parlement local et interrompre les travaux de cette séance très attendue pas seulement par les conseillés mais aussi par les citoyens, sous la justification que la présidence du parlement n’a pas accepté d’ajourner cette séance après la nouvelle année.
La raison de ce blocus était la pression envers la présidence de l’assemblée pour ajourner les points de l’ordre du jour qui concernaient le remplacement des directeurs des entreprises publiques dirigées par les serbes et dont le mandat a eu fin depuis longtemps. Les conseillés albanais, même s’ils sont majoritaires au parlement, et la présidence entièrement albanaise, ont permis l’interruption des travaux du parlement et l’ajournement jusqu’en janvier 2009.

La lettre

L’audace de cet acte anti civilisé est arrivée après la lecture de la lettre du président du corps de la coordination, Milan Markoviq, qui est aussi ministre de l’administration de l’état et du pouvoir local, et qui l’avait adressée à la présidence du parlement avec le message de fonctionnement multiethnique, une pratique que la partie albanaise n’a jamais contesté.
Les conseillés albanais du LPD et d’UDSH, ont fait des remarques sur cette lettre en l’estimant comme une pression politique envers la procédure régulière de remplacement des directeurs ainsi que come pression politique dans le fonctionnement de l’Assemblée communale. Ils ont demandé au président du corps de coordination qu’il applique lui-même la multiethnicité dans l’institution et le ministère où il exerce son activité et de prendre ders mesures pour qu’une telle pratique soit appliquée dans les autres organes locaux aussi et étatiques où la partie albanaise n’est pas représentée de façon proportionnelle selon la structure de la population. Il est caractéristique que dans cette lettre sauf le bourgmestre de la commune, Shaip Kamberi, n’ont pas réagi les conseillés du PVD qui n’ont même pas discuté lors des débats de l’assemblée.
Pour cette séance était prévu l’ordre de jour de 21 points, principalement le remplacement des directions des entreprises publiques dont le mandat est périmé depuis 2006 et même avant cette date.

Le silence
Les dirigeants du pouvoir local ont tu le scandale crée dans l’assemblé communale come s’il n’avait pas eu lieu. Ils n’ont même pas convoqué une conférence de presse pour expliquer devant les électeurs et les citoyens en général l’affaire créée sur le remplacement des directeurs. La nomination des nouveaux directeurs des entreprises publiques aurait du avoir lieu en septembre de cette année ci mais à cause des pressions de Belgrade et les obstructions de quelques albanais avec la partie serbe cette procédure a été retardée à l’infini. Le gouvernement serbe ne s’est pas contenté de la perquisition des maisons albanaises à Presheve ni de l’arrestation de dizaines d’albanais sous l’accusation des crimes de guerre, juste avant le réveillon, mais il est allé plus loin en bloquant le parlement local à Bujanoc, pour les non reformes du nouveau pouvoir local et dans ces postes et positions que les serbes locaux gardent illégalement.
Le blocus du parlement local de Bujanoc, dirigé par la majorité albanaise, est un scandale politique, une attaque contre les processus démocratiques. Cet acte est contraire au nouveau pouvoir communal ainsi qu’aux citoyens qui attendent plus de ce pouvoir. La maison communale de Bujanoc a terminé cette année avec une séance qui vient de commencer et avec quelques autres très longues, ennuyantes et difficiles.

Les mesures
La présidence de l’assemblée communale de Bujanoc planifie de continuer les travaux de la septième séance régulière en janvier, une séance qui n’a pas réussi la dernière fois ni d’approuver le procès verbal. Pour résoudre ce problème, les dirigeants du pouvoir local et surtout les partenaires de la coalition au pouvoir doivent de nouveau marchander avec la partie serbe pour partager le pouvoir local après les élections du 11 mai 2008. Ce marchandage politique sur le partage du pouvoir aurait du avoir lieu avant la constitution du parlement local et non pas six mois après.

Les partenaires de la coalition au pouvoir, PVD-LPD-UDSH, ont laissé les places à la partie serbe pour participer au pouvoir local mais cette dernière n’était pas contente avec les postes offerts par la partie albanaise mais a demandé 40 pour cent du pouvoir en sa faveur.

Si les partenaires de la coalition entrent dans des nouvelles discussions, dans ce jeu c’est le LPD qui sera le perdant car lors du partage du pouvoir il a eu deux échevinats qui étaient dirigés par les serbes. Chaque mouvement dans cette direction pour se montrer indulgent rendra impossible le fonctionnement normal de la coalition au pouvoir et prorogera sans fin la suite de la séance interrompue à cause du blocus des conseillés serbes.

La mésentente qui éclaterait entre le PVD et le LPD pour donner des postes de leur partie à la partie serbe, causerait une division au sein de ces deux partis politiques qui ont déjà beaucoup des problèmes à leur intérieur même.
Peu importe, le janvier de cette année ci n’apportera pas quelque chose de nouveau dans les travaux de l’Assemblée communale qui come jamais dans son histoire devra affronter des anciens problèmes, complexes et très délicats.

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