Gazeta Expres, 03.01.2009
Selon l’AKSH seulement les dernières semaines plus de 200 membres du TMK, laissés en dehors du FSK, ont demandé à joindre ce groupe militaire. Mais, comment les hommes trouvent ils l’AKSH ou l’aile militaire le Front de la Réunion Nationale Albanaise. Kujta, un des coordinateurs qui recrute les nouveaux membres dans cette armée, raconte pour ‘Express’.
Ecrit par Jeton Musliu, le 03.01.2009
Le serment fait dix ans auparavant quand il avait joint l’Armée de Libération Nationale du Kosovo (UÇK), il continue le garder aujourd’hui aussi. Pour lui le serment ne vieillit jamais, pour la réunion des terres albanaises en un seul état. Il croit toujours que ce serment est actuel. C’est lui ‘Kujta’, le surnom d’un citoyen du Kosovo qui affirme être membre de l’Armée Nationale Albanaise (AKSH) et qui vit avec seize membres de sa famille dans une petite ville du pays.
Nous le rencontrons dans un village lointain du Kosovo central dans lequel il y a toujours des maisons qui ont été détruites pendant la guerre. Depuis 2005, Kujta est membre de l’Armée Nationale Albanaise (AKSH) ou de l’aile politique du Front de la Réunion Nationale Albanaise (FBKSH). Son devoir au sein de cette formation militaire est très spécifique. Kujta est le coordinateur de l’AKSH ou autrement dit la personne qui recrute des nouveaux membres pour ce groupe, de diverses couches et professions. Il dit qu’il vit avec sa famille dans une situation économique pas très bonne mais indépendamment de cela il continue de rester fidele à son serment. ‘Nous avons prêté serment pour cela et nous allons continuer le souhait de nos prédécesseurs. Je ne gagne rien car si on se basait sur cela, personne ne bougerait son doigt’ dit il pour Express. Kujta explique que depuis 2005 il a réussi à recruter pour l’AKSH 400 – 450 personnes mais que les dernières semaines ce nombre a considérablement augmenté.
‘Nous avons beaucoup des nouveaux membres surtout des membres de TMK qui n’ont pas été admis au FSK. Seulement pendant ces jours ci, il y a eu 200 personnes’ raconte t il pour Express. Ensuite, Kujta raconte la façon de son travail qui en tant que coordinateur lui permet d’avoir des contacts avec des gens et leur expliquer le rôle de l’AKSH. ‘Tout le monde ne peut pas devenir membre de l’AKSH car même après ma proposition d’une personne, d’autres procédures sont suivies comme la vérification de son passé ou d’autres détails’, explique t il.
Selon Kujta, en quelques mois est faite la vérification des comportements de la personne proposée, sa famille, son proche entourage et des détails semblables. ‘Ce n’est pas important si la personne était membre du TMK ou de la police. Personne ne reçoit de réponse avant deux ou trois mois et sans une vérification complète’ explique t il. En ce qui concerne l’organisation et le fonctionnement de l’AKSH, Kujta explique que cela n’intéresse pas ce qui se passe dans la plus haute hiérarchie de cette armée. ‘Je suis intéressé seulement par mon devoir et je n’ai pas de raison d’avoir peur car depuis le moment quand douze de mes proches ont été tués rien n’est important pour moi’, dit il. Pourtant, Kujta explique que l’AKSH tient des inscriptions exactes sur tous ceux qui collaborent d’une façon ou l’autre avec les serbes de Serbie.
‘Nous avons des noms pareils dans la politique, les affaires et d’autres personnes et le jour viendra pour eux aussi’, dit cet homme qui dans la vie ordinaire subvient aux besoins de sa famille avec 200 euros par mois qu’il gagne comme ouvrier. ‘Nous ne gagnons pas, ce n’est pas une affaire d’argent. Nous sommes pauvres car les hommes d’affaires ne s’occupent pas de ces affaires, ils ne pensent pas à la nation’, dit il convaincu.
‘Vous savez quoi. Je ne suis même pas intéressé par un bon travail et une bonne vie. J’ai l’idéal et rien d’autre. Sinon ma génération, alors mes neveux vivront la réunion, mais je travaillerais autant que je pourrais’, explique le membre de l’AKSH.
Kujta raconter que l’AKSH tient la figure de Adem Jashari comme étant la principale dans le soutien de leurs idéaux et dans l’aspect politique celle de Ukshin Hoti. Selon lui, l’indépendance du Kosovo, est partielle et il ne croit pas qu’il existe autre chemin sauf la réunion des terres albanaises en un seul état. ‘De quel drapeau du Kosovo parlez vous, pour nous il n’existe pas. Nous avons un seul drapeau, celui rouge avec l’aigle bicéphale noire au milieu’, explique t il.
Sinon, Kujta dit être le père de plusieurs garçons dont l’ainé est aussi membre de l’AKSH. ‘Hormis mon fils personne d’autre de ma famille n’est au courant pour moi. En ce qui concerne l’avenir, je le vois comme étant une nation libre, réunie et sans la peur qu’un jour la Serbie viendra’, termine son récit Kujta, le coordinateur de l’AKSH pour une de cinq zones du Kosovo, divisées par cette armée.
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