Saturday, March 27, 2010

L’homophobie

Gazeta Express, 17 mai 2008
L’homosexualité est présente comme phénomène au Kosovo aussi même si pour les membres de cette communauté il est difficile de montrer ouvertement leur orientation sexuelle.
Alfred Beka
Prishtina, 16 mai
Même si l’homosexualité est un phénomène qui a existé depuis le temps anciens, dans la société de divers pays les homosexuels sont en danger s’ils montrent ouvertement leur orientation sexuelle. Dans le film documentaire ‘Pertej Ylberit’ (‘De l’autre côté de l’arc en ciel’) qui a été présenté vendredi au théâtre ‘Oda’, un filme qui traite le sujet des homosexuels au Kosovo, les membres de cette communauté qui ont été interviewés n’ont pas osé de montrer leur visage devant l’écran car dans le futur ils auraient eu de problèmes et peut être même de menaces. Cela prouve qu’au Kosovo la question des homosexuels continue de représenter un sujet tabou et les homosexuels continuent d’être considéré par la société comme étant dégénérés et de malades mentaux.
Le film ‘Pertej Ylberit’ réalisé par Ismet Sijarina a été filmé en 2007 par l’organisation ‘Elysum’ en collaboration avec la production Crosing Bridges et c’est le premier film documentaire dont le sujet et l’homosexualité au Kosovo et parmi les premiers films dans la région qui traite ce sujet.
Ce film montre la façon de vivre come gay dans la société kosovare et les principaux protagonistes sont les membres de cette communauté.
Ce film apporte à la communauté LGBT (lesbienne, gay, bisexuelle, transsexuelle) du Kosovo la plateforme pour parler sur l’expérience et la discrimination envers eux en clarifiant ce sujet via des interviews avec le clergé du Kosovo, de psychologues, juristes, sociologues, analystes et citoyens ordinaires.
Le film ‘Pertej Ylberit’ a participé à plusieurs festivals dont le festival du film à Sarajevo en 2007. Dans ce festival, ce documentaire a été désigné dans la catégorie des premières mondiales et il était le seul à représenter la cinématographie kosovar. Le documentaire a été reçu avec beaucoup de curiosité dans ce festival et de l’enthousiasme et un jour après un débat a été organisé sur ce film documentaire et l’homosexualité en général.
Dans le théâtre ‘Oda’ ce film a été aussi bien accueilli et après le film un débat a eu lieu sur l’homosexualité au Kosovo dans lequel ont participé Nita Luci, anthropologue, Sibel Halimi, sociologue, Habit Hajredini, expert légal et Halil Matoshi, journaliste et analyste.
Est-ce que la société apprendra à accepter cette communauté et la tendance d’une nouvelle réalité libérale au Kosovo ou les homosexuels doivent continuer à vivre dans l’ombre en cachant avec la peur leur vraie identité sexuelle ?

C’était une de questions à laquelle les participants ont apporté la réponse chacun en se basant de leur point de vue professionnel. Nita Luci a parlé sur le besoin et l’indispensabilité d’offrir une sorte d’explication sur cette question. Selon elle, les gens sont nés tels et nous devons les accepter. Elle a mentionné l’élément du mariage entre les homosexuels qui est interdit dans la plupart de pays et le fait que le mariage entre eux n’apporte pas de la reproduction.
‘Dans le monde moderne existent aussi de relations entre les gens où il n’y a pas de reproduction mais il n’y a pas de mariage selon la définition traditionnelle. C'est-à-dire dans les cultures beaucoup plus homo-sociales quand les femmes passent les journées ensemble et les hommes ensemble, il y a une reproduction biologique mais la société n’est pas organisé selon les principes qui dominent dans le monde occidental, comme le mariage et la famille nucléaire ou bien est lié au principe de l’héritage’ a dit Luci.
Sible Halimi, sociologue, a dit que la société dans son code de détermination a toujours eu de tendances de s’interposer dans la vie sexuelle de gens. Même si la communauté des homosexuels essaye de montrer un comportement un peu différent, ils sont victimisés aussi par le portrait du male qu’offre notre société, a dit Halimi.
Habit Hajredini a discuté sur le domaine légal du mariage entre les personés de même sexe. Il a nié que la constitution du Kosovo permet le mariage entre les membres du même sexe. Si on discute l’article 24 de la constitution du Kosovo qui parle de l’égalité devant la loi et l’article 37 qui parle sur le droit de mariage et de la famille, je ne vois dans aucun le droit de mariage entre les gens de même sexe même si au Kosovo on a beaucoup dit que la constitution de la république du Kosovo permet le mariage entre les gens de même sexe, a dit Hajredini.
Halil Matoshi a dit que les homosexuels sont partie indivisible, intégrée de la société, avec tous les droits et les obligations constitutionnelles-légaux et selon lui le mot tolérance doit être effacé du langage de nos discours. Il a dit que la société kosovare montre une tolérance étonnante envers les criminels mais elle est ouvertement contre les homosexuels.

La condamnation des homosexuels
Le 17 mai 1990, l’Assemblée générale de l’Organisation mondiale de la santé a retiré l’homosexualité de la liste de dérèglements mentaux. Actuellement, environ 75 Etats incriminent toujours l’homosexualité et condamnent à des peines de prison les actes sexuels entre les personnes du même sexe.
De ces 75 Etats, huit (Iran, Mauritanie, Niger, Pakistan, Arabie Saoudite, Emirats Unis d’Arabie et Yémen) pratiquent toujours la condamnation à mort. La discrimination selon l’orientation sexuelle et l’identité du sexe n’est pas encore reconnue de façon formelle par les membres de l’ONU (même si les mécanismes des droits de l’homme comme le Comité des droits de l’homme, ont continuellement condamné la discrimination permanent sur l’orientation sexuelles et l’identité du sexe).

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