Presheva.com,5 octobre 2009 (Bota Sot)
'Les meurtres énigmatiques et mystérieux des albanais du Kosovo de l'Est montent clairement que quelques forces rétrogradées de l'ex-régime dictatorial de Milosevic sont toujours actives même aujourd'hui', estime Jonuz Musliu, bourgmestre de la maison communale de Bujanoc.
"Bota sot": M. Musliu, les dernières années, surtout avec l'installation de forces serbes, qui pendant la guerre avaient servi au Kosovo et ailleurs, le Kosovo de l'Est est tous les jours en face de la discrimination dans tous les domaines, via la violence et les arrestations qui sont devenus ordinaires. Pour faire face à ce régime, est il nécessaire l'unification d'une stratégie commune des leaders de trois communes et qui malheureusement le dernier temps est manquante ?
Musliu: II est vrai que la région de la Vallée de Presheve demeure toujours menacée par la grande concentration des forces de sécurité serbe. La présence des forces militaires, policières et de la gendarmerie en dehors des cadres de la paix, représente un obstacle sérieux pour la libre circulation de personnes, de marchandises et d'idées avec le Kosovo. Aussi la grande concentration de forces militaires serbes présente un obstacle pour le retour de personnes déplacées depuis Malësia de Bujanocit, Karadaku de Preshevës et des villages de Medvegjë. Nous avons demandé et nous demandons la démilitarisation de la région. Nos demandes sont clairement mentionnées dans l'Accord de paix de Konçul, la plateforme politique des conseillés albanais de trois assemblés et dans beaucoup autres documents. Naturellement, nous avons besoin de la communauté internationale en cette direction. Nous avons demandé l'avancement de la police multiethnique qui est digne pour maintenir la paix et la sécurité au niveau de la région et une force internationale qui avancera et fera la promotion de la police multiethnique.
Pour arriver à un résultat concret en cette direction, il faudra l'aide de l'OSCE qui est la marraine de la police multi ethnique et une unification des politiques dans la Vallée de Presheve.
Bota sot: M. Musliu, après l'attentat contre le député et l'humaniste albanais, Isuf Azizi, la violence serbe continue via la perquisition des maisons albanaises et l'arrestation de beaucoup de jeunes par la gendarmerie serbe, toujours au nom de 'la guerre contre le terrorisme'. Pensez vous que cette situation peut sortir du contrôle surtout après les déclarations du ministre serbe, Daciq, sur les nouvelles arrestations des albanais ?
Musliu : Les meurtres énigmatiques et mystérieux du passé et actuellement, sans procès et sans qu'ils soient élucidés, montre clairement que quelques forces rétrogradées de l'ex régime dictatorial de Milosevic sont toujours actives. Le fait que ces meurtres ne sont pas élucidés, puis les arrestations des jeunes albanais au nom de la lutte 'contre le terrorisme' représente un de plus graves provocations de Belgrade envers les albanais de la Vallée. Via ces méthodes de la guerre spéciale, le gouvernement serbe tente de vider en silence la Vallée come il l'a fait avec Malesi de Bujanoc, Karadak de Presheve et les villages de la commune de Medvegje. Si Belgrade n'est pas responsable du meurtre du député Azizi ni des meurtres et les disparitions de 40 autres albanais, pourquoi ne découvre t il et n'arrête pas les auteurs de ces crimes. Nous sommes conscients que dans le futur aussi il y aura de provocations de Belgrade envers les albanais de la Vallée, via de perquisitions, des arrestations etc, mais nous n'abandonnerons pas nos demandes légitimes pour résoudre les problèmes de façon institutionnelle. Les déclarations de Daciq et des autres officiels de Belgrade ne nous impressionnent pas car elles apportent toujours des incidents, l'insécurité et la déstabilisation. Nous devons maintenir et promouvoir la paix dans la Vallée car elle est toujours fragile.
'Bota sot ' : 11 y a quelque temps, les trois assemblés de Presheve, Bujanoc et Medvegje ont été invitées, tous les problèmes sérieux ont été discutés et qui exigent une réaction efficace et immédiate, l'assemblé à la fin de la séance a lu une déclaration qui a été envoyée à Belgrade, aux USA et à quelques pays européens mais les officiels de Belgrade ont ignoré cette déclaration, donc de cette façon les problèmes ne peuvent pas être résolus alors comment peut on résoudre les problèmes ? Via un conseil national ?
Musliu : Nous le savons et nous n'attendons pas que Belgrade soutient notre plateforme politique, il ne soutient pas non plus les droits des minorités prévus par la constitution. Via la déclaration politique nous avons fait à savoir clairement à Belgrade et aux internationaux que nous n'abandonnerons jamais nos demandes pour la réalisation des droits dans le domaine de l'application en pratique du bilinguisme, des symboles nationaux, le droit à l'enseignement supérieur, à la santé, la démilitarisation, le retour de déplacés et la réparation de dégâts de la guerre. Ce sont des demandes justes et nous ne pouvons pas les abandonner. Nous pensons que la création du conseil national incitera une collaboration entre les partis albanais et une unité du facteur politique albanais pour résoudre les problèmes ouverts dans cette région. Nous avons plusieurs chemins pour résoudre les problèmes. Nous pensons aussi que les moyens démocratiques ne sont pas usés pour résoudre les problèmes. Nous allons essayer via le chemin institutionnel résoudre les problèmes politiques et économiques et la création du conseil national est la meilleure méthode de résolution de problèmes dans la Vallée. Nous savons combien les pouvoirs locaux ont de compétences pour résoudre ces problèmes et donc la création du conseil national est indispensable. Dans cette direction nous avons aussi le soutien du facteur international et politique albanais en général.
'Bota sot' : M.Musliu, la semaine passée a commencé à Belgrade la séance des accusés pour les 'crimes de guerre', les accusés sont interrogés l'un après l'autre, et ce procès selon les partis politiques albanais est considéré comme un coup monté politique. Quel est votre commentaire ?
Musliu : La justice serbe n'a presque jamais tranché de façon juste. Elle est motivée politiquement et comme telle ne tranche pas suffisamment juste. Le dernier procès est un exemple sans précédence envers les albanais. Je ne sais pas comment la Serbie veut entrer en Europe quand il y a toujours des procès politiquement motivés. La façon comment ont été arrêtés, emprisonnés, pillés et maltraités les jeunes albanais pendant les expéditions policiers et de la gendarmerie serbe, montre clairement la situation de cet état avec plein de dettes et de problèmes.
'Bota sot' : M.Musliu, pensez vous qu'ils vont contribuer à la paix et à la stabilité dans la région, les voix ou les paroles de Belgrade, à des fins bien connus, sur la soi-disant division du Kosovo ou 'l'échange des territoires' comme il a été dit les derniers jours dans nos médias ?
Musliu : Je le répète, il n'y a pas de division. C'est aussi la position du Mouvement du Progrès Démocratique. Comment peut il y a voir de division entre les terres albanaises ? N'y a pas t il eu suffisamment de divisions dans le passé, lorsque les frontières étatiques de la Serbie, de Macédoine et du Monténégro ont été installées sur les terres albanaises. Nous sommes pour les intégrations européennes. Dans ces procès, dans une Europe unie, naturellement nous aurons une Albanie unie, une Albanie naturelle. Il s'agit d'un procès un peu long et difficile, mais juste et progressif.
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