Lajm, 08/11/2010
"Une belle femme est engagée plus facilement, qu’un soldat de l’UÇK. Nos Ministres ont rempli les cabinets avec des jeunes filles qui dans certains cas ne parlent pas bien albanais, et on a oublié ceux qui ont fait la guerre et qui les ont conduis dans les postes où ils se trouvent". C’est ainsi que l’ex soldat de l’UÇK, Ersan Haziri, du village de Llopat de Kumanove, a commencé à raconter, révolté sur les politiciens albanais. Il a rejoint l’UÇK à l’âge de 17 ans, pour se mettre contre la politique méprisante envers les albanais. Maintenant il a 27 ans, traîne dans les rues sans travail, et il survit avec une aide que quelques membres de sa famille qui ont des moyens financiers , lui donnent. Il vit dans une maison ensemble avec trois frères et ses parents.
J’ai tout risqué pour une vie meilleure, et aujourd’hui, c’est les autres qui m’aident à survivre, je suis resté dans les rues, cela n’est pas juste. Beaucoup de gens qui ont profité de la guerre que nous avons fait, n’acceptent pas de se rencontrer. J’ai été plusieurs fois dans les bureaux de BDI à Kumanovë, je les ai prévenu de mon cas et je leur ai demandé de l’aide, pour un travail, mais jamais personne ne m’a aidé.
"J’ai terminé l’école secondaire et je peux faire tout travail qui me sera offert", s’exprime révolté Haziri.
Il est très déçu par quelques employés officiels qui disent qu’aucun soldat de l’UÇK n’est resté sans travail.
"Mos cas le montre le mieux comment ceux qui sont élus par un fusil et une vote manipulent. J’ai beaucoup d’amis de la guerre qui sont sans travail et qui ne veulent pas parler publiquement de peur qu’ils perdent toutes les chances pour un travail. Moi aussi, j’ai pensé tout cela mais je ne peux pas me taire", a dit Haziri, en réfutant ainsi les déclarations de quelques hauts employés albanais au Gouvernement, qui disent que tous les soldats de l’UÇK, sont maintenant employés.
Il est fort touché quand il voit que quelques gens qui avant insultaient la guerre, aujourd'hui ils ont des hautes positions et ont engagé tous les membres de leurs familles. Mais, il est consolé quand il voit les familles des martyrs et des invalides de l’UÇK dans une situation encore plus grave.
On nous fait beaucoup d’injustice. Mais on ne dit pas pour rien que l’homme est plus fort que la pierre. Face aux problèmes économiques et les injustices, parfois je me sent très heureux que j’ai pu me sauver de la guerre, sans aucune séquelle physique.
Quand je vois ceux qui ont donné des parties de corps pour que quelqu’un aujourd’hui s’assoit sur des chaises douces du pouvoir, ou quand je voix beaucoup d’enfants, mères et femmes qui ont perdu des proches dans la guerre, mon cœur me fait mal, je me dit, il y a pire que moi, raconte Haziri.
Le représentant de l’organisation des vétérans de la guerre, Besim Hoda a la même histoire. Il a fait appel aux partis politiques de ne pas utiliser le nom de l’UÇK seulement pour du marketing politique, mais de travailler plus pour ceux qui n’ont rien épargné pour la guerre. Le statut de l’UÇK reste toujours irrésolu neuf ans après la fin de la guerre. Le Ministre pour le travail et la politique sociale Xhelal Bajrami avait déclaré que cette affaire serait clôturée à la fin de l’année 2009. Mais maintenant il a changé son attitude, il a reporté le délai jusqu’à la fin du mandat de ce gouvernement. Tant que les politiciens continuent à utiliser cette affaire seulement pour des campagnes pointées politiquement, beaucoup d’entre eux qui ont risqué tout en 2001, souffrent parfois aussi pour des choses élémentaires de la vie. Qui profite du conflit de l’année 2001 ? pourquoi doit-t-on souffrir ? demandent les soldats, les invalides et les membres des familles des martyres.
Hoda : seulement 10 % des soldats engagés.
Besim Hoda de l’organisation de la guerre ne sait pas exactement combien des ex-soldats de l’UÇK sont engagés, mais il ne croit pas que ce nombre dépasse le 10 %. Les soldats de l’UÇK ne sont pas du tout pris en compte durant les embauches. Ceux qui sont engagés sont obligés de devenir soldat d’un parti politique. Ceux qui sont impliqués dans un parti et qui ont gardé l’idéal en soi, restent dans les rues, a dit Hoti. Il explique que les membres des familles des martyres et les invalides de la guerre sont dans une situation encore plus mauvaise. Cette catégorie, qui est une partie brillante da la nation, est resté de côté. C’est seulement les organisations humanitaires et quelques individus sur base volontaire qui s’occupent d’eux, d’habitude à la veille des fêtes, a rajouté Hoda.
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