Wednesday, March 16, 2011

Le Kanun, comme on le veut

AHRG, Octobre 2010, 10h 35.

Parler du Kanun en Albanie est d’une part comme si on racontait un conte ancien et beau, et d’autre part c’est comme si on parle d’un crime qui vient de se passer. Une telle séparation se passe depuis longtemps et cela est accompagné de manière inévitable par des phénomènes de la non-reconnaissance et de l’abus. Le Kanun n’est pas le seul aussi bizarre que cela paraisse. Il était un code indispensable pour un peuple qui voulait rendre sa vie plus facile à travers l’application des règles, mais aussi un code compatible avec la situation et la psychologie d’une société qui a vécu des centaines d’années auparavant. Comme toutes les lois au monde qui sont évaluées et demandent d’être changés selon le développement de la société humaine, le Kanun a cessé d’exister depuis longtemps.

Mais le souvenir historique est difficile à être éliminé et surtout il fonctionne le mieux, quand la base d’une théorie élevée et pratiquée depuis des siècles ne peut pas être remplacée par une autre avec la même force. Le Kanun en soi est l’ensemble d’une pratique ancienne réfléchissante humaine, une pratique qui a donné un essentiel extraordinaire, intelligent et professionnel. La manière dont il e fait on dirait que c’étaient des professeurs honorés avec du talent dans la jurisprudence. Le Kanun à réglé la vie des gens. Ses inquiétudes principales étaient comment l’homme doit collaborer le mieux et plus facilement avec la vie que Dieu lui avait donné, avec la mort, avec l’Eglise et la propriété, avec le proche et le meurtre. Un tel code de vie et du comportement est encore une exemple pour être pris dans un pourcentage considérable.

Naturellement, aujourd’hui, nous voyons le Kanun comme une théorie qui méprisait la femme dans la société, mais dans ce jugement on doit voir chaque chose dans le contexte du temps. Dans notre temps, dans ce temps qui a produit beaucoup de lois et règles modernes pour la société d’aujourd’hui, le seul chemin pour l’évaluation du Kanun est qu’il reste dans un souvenir et un héritage important historique, comme une valeur qui montrera aux Albanais comment les ancêtres intelligents savaient se mettre d’accord entre eux. Kanun est un effort naturel pour la construction du pays et pour cela il a une valeur monumentale. Nous ne connaissons pas le Kanun car nous avons la malchance de penser que nous l’appliquons et ensuite nous le jugeons. Pour cette raison nous l’appelons primitif, sans sens, qui n’a pas de modernisme en soi.

Entre-temps, sans le vouloir et sans le savoir nous le sentons dans le bon comportement envers un ami, dans la générosité, dans le respect envers la religion e t la famille, dans les coutumes de la mort et du mariage, dans le respect envers la propriété, etc. même si ces règles ne sont pas prises en compte par les gens, théoriquement, nous savons qu’elles sont une norme positive. Donc, le Kanun albanais, un code sur base des droits romains et avec origine grecque du mot " kanon – règle, loi", a une partie très importante para –européenne et semblables avec tous ces peuples qui se sont consacrés aujourd’hui au droit moderne. C’est intéressant de voir dans ce prisme le développement de l’époque des Albanais qui ressemblait et que l’on comparait à la mentalité légale des pays développés autour. Mais ce qui s’est passé plus tard, pas comme pour les pays développés autour, c’est qu’ils pouvaient remplacer cet ancien code par des nouvelles lois.
Même dans ces pays où ce rudiment est resté, la règle ancienne est respectée, comme par exemple, l’île de Kréte. Donc, le Kanun existe parallèlement avec les lois albanaises. L’une des partie la plus sensible est le chapitre sur le sang. La vendetta qui emporte avec elle un drame profond, étonnement est devenu prioritaire dans la composition du Kanun, en rendant flou ses autres parties importantes et positives et en créant en stéréotype fort. Ce que nous discutons aujourd’hui dans les temps modernes est la comparaison qu’on fait entre le Kanun et la vendetta. Donc, à la place d’une étude en détail académique qui devrait être fait par les scientifiques, où le Kanun serait analysé avec prudence comme une mémoire historique importante et avec valeur, on est passé à une pratique meurtrière qui ne pardonne personne avant la colère et la haine. Des femmes ont été tuées (malgré que dans le Kanun il est cité qu’on ne touche pas à la femme et au prêtre), des enfants ont été tués, (malgré que dans le Kanun il est cité qu’on ne se venge pas sur les enfants). Entre-temps, il y a une conséquence réelle qui se passe dans quelques régions du Nord, et même à l’entour de Shkodar : les enfants enfermés restent sans école, les femmes enfermées restent sans vie derrière les murs, les hommes en souffrent (s’ils en souffrent vraiment !) et subissent les conséquences. Deux concepts, celui de la non-reconnaissance et de l’abus que j’ai mentionné plus haut, marchent côte à côte et l’une aide l’autre. Pourquoi nous n’arrivons pas à vaincre ce phénomène, c’est une inaptitude de l’état ou de la communauté ? Naturellement les deux ensemble, nous, ce n’est pas une justification de dire que nous somme traditionnels et nous ne pouvons pas sortir du passé. L’individu a du mal à connaître l’humanisme dans ce pays : très peu de gens sont touché par les enfants enfermés et par les familles qui souffrent de la vendetta.

Un tel meurtre est presque comme un meurtre pour tous, tandis que pour les médias ce n’est qu’un bon spectacle. D’autre part, l’état qui doit et a pour devoir de prendre en charge la vie des citoyens, n’a aucune stratégie pour la vendetta. Et les peu d’efforts que les individus ont fait, sont floux à cause de la corruption dans les bureaux du Ministère de l’Intérieur. Je ne pense pas que l’état soit inapte à éliminer la vendetta. Si nous faisons une courte analyse en comparaison avec un autre phénomène, le trafique des êtres humains. Pendant un temps il y a eu une pression puissante par les communautés internationales pour cela, et immédiatement on a aperçu un grand changement du rôle de l’état en ce qui concerne le trafic. Donc, au moment où les étrangers ont mis l’état albanais devant sa responsabilité , car avec le trafic, pas seulement l’Albanie est en danger mais aussi eux mêmes, on a senti des améliorations. La vendetta est qualifiée comme un phénomène albanais, les étrangers n’interviennent pas pour cela, ne donnent pas des ultimatums, ne sont pas intéressé à créer une stratégie. Et entre-temps, nous, en tant qu’albanais , comme toujours, on s’en fiche des albanais. Nous ne savons pas nous même comment nous aimons le Kanun, nous l’aimons comme une relique intelligente en s’en vantant, un code dignitaire quand nous l’utilisons, ou une mémoire destructrice quand nous le salissons. Nous sommes dans un dilemme duquel seulement nous mêmes, nous pouvons s’en sortir, si nous le voulons.

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