Presheva.com, 10/12/2010
A l'occasion de la Journée internationale des droits de l'Homme, le Conseil pour les droits de l'homme, en coopération avec les forums de la jeunesse de tous les partis Parlementaires albanais a de la vallée de Presheve a organisé une marche de protestation.
Aujourd'hui à Presheve à 13:00 a eu lieu le meeting de protestation à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'homme, organisé par le Conseil des droits de l'homme, Belgzim Kamberi, en coopération avec les forums de jeunesse de tous les partis parlementaires albanais dans la vallée de Presheve sous le slogan «Stop à la l’expulsion du cerveau », et la marche de protestation a commencé depuis l’école secondaire "Skenderbeu" à Presheve vers le siège de l'organe de coordination. Cette marche de protestation a été soutenue par plus de 5000 manifestants, et en tête de celle-ci se trouvaient les maires de Presheve et de Bujanoc, des représentants de Medvegje, tous les dirigeants des partis politiques, y compris les ONG, les élèves, les diplômés, les étudiants et autres participants de toute âge, jeunes, femmes, personnes âgées et les enfants de tous les coins du pays ont rejoint cette marche avec des sifflets, alors qu'il portaient des maillots avec le symbole "Diplôme à la maison" de slogans comme "Danger" et "Non Grata".
La marche des manifestants s’est rassemblée devant l'Organe de coordination en signe de protestation. Albulena, a parlé au nom de centaines d'étudiants de la vallée de Presheve scolarisés à l'Université de Prishtina et dont les diplômes ne sont pas reconnus et des milliers de diplômés de la vallée de Presheve qui maintenant étudient à Université de Prishtina. Ces diplômes ne vous sont pas reconnus après que la proclamation de République du Kosovo comme Etat souverain à la suite des décisions du gouvernement et du ministère serbe de l'Éducation.
De cette façon, aujourd'hui Presheve, Bujanoc et Medvegje prouvent une fois de plus que la manifestation a été la marque des valeurs civiques et à témoigné devant l'opinion publique internationale que nous cherchons la reconnaissance et l'acceptation des diplômes de l’Université de Prishtina en montrant notre quiétude de façon pacifique contre la violation des droits de l'homme.
Les manifestants ont crié ‘’acceptez les diplômes’’ et ‘’nous voulons des diplômes’’.
Le président du Conseil des droits de l'homme à Presheve m. Belgzim Kamberi dit que le problème des centaines de diplômés et des milliers des élèves qui ont terminé l’école secondaire, des étudiants qui étudient à l'Université de Prishtina est un problème de tous les Albanais de la vallée, et via cette protestation nous voulons montrer au gouvernement serbe et au Ministère de l'éducation que nous aussi devons jouir nos droits comme toutes les autres communautés vivant dans la République de Serbie. Nous n’abandonnerons pas cette voie jusqu'à ce qu’il ait une solution.
Les organisateurs du rassemblement des manifestants ont fait appel à la masse de se disperser en calme. / Presheva.com /
Le discours d’Albulena Veseli, étudiante en économie de la municipalité de Bujanoc à l'Université de Prishtina lors de la protestation du 10 Décembre 2010 ’’Halte à l’expulsion du cerceau’’ à Presheve
Je suis Albulena et suis l'un des centaines d'étudiants de la vallée de Presheve scolarisés à l'Université de Pristina.
Jusqu'à l'année dernière, j'ai été l'un des milliers de diplômés de la vallée de Presheve voulant à étudier au Kosovo
Et si, aujourd'hui, ne change pas cette interdiction, demain, je serai l'une des centaines de diplômés de la vallée de Presheve dont le diplôme n’est pas reconnu, à la suite de décisions politiques du ministère serbe de l'éducation, du pays où je suis née et où je vis.
Je suis Albulena et je suis un de ceux nés à l'époque du régime répressif de Milosevic
Comme vous, j'avais espéré qu’après le départ du dernier dictateur dans les Balkans l'aube de la démocratie arrivera dans la vallée de Presheve.
Mais notre lumière est obscurcie par cet état.
Même en ce siècle, nous sommes de milliers des jeunes de Bujanoc, Presheve et Medvegje instruits pour rester sur nos terres et peut-être demain nous serons des milliers de jeunes qui quitteront ce pays.
Je suis l'un d'entre nous accusé par Belgrade de mettre en danger la libéralisation des visas mais nous partons parce que nous sommes expulsés, parce que nous ne pouvons pas travailler, parce que nos diplômes sont refusés, et parce que nous sommes des albanais.
Est-il normal que mon diplôme est reconnu dans toute l'Europe et non dans le pays de ma naissance, le pays où le régime discrimine ses propres citoyens?
La vallée de Presheve ne doit pas être transformée en une réserve au cœur de l'Europe où les lois sont seulement des lettres écrites?
Je suis Albulena et j’étudie à la Faculté d'économie selon le Programme de Bologne, accepté par la plupart des pays européens. Nous apprenons avec les mêmes critères et les normes comme en Allemagne, en France, en Italie.
Mais l'état de ma naissance, l’état signataire de la Déclaration de Bologne, ne reconnait pas les diplômes seulement parce qu'il a des complexes politiques envers le Kosovo.
Je suis Albulena et ne veux pas être l'otage des négociations politiques entre Belgrade et Prishtina
Je suis Albulena et je n'ai pas de temps d'attendre l'achèvement des négociations mais j'ai le temps et la détermination à lutter pour nos droits, les droits dont jouissent les 6 milliards d'habitants du monde.
Je suis nous et nous sommes plus qu'une décision politique.
Nous sommes des êtres humains !
Par conséquent, cette manifestation n'est que le début d'une lutte pacifique en cours pour nos droits!
Ensemble et unis!
No comments:
Post a Comment