Shekulli/ 27/01/2011
Je suis ici pour dénoncer mon arrestation illégale et la violence scandaleuse qui est exercée sur moi, depuis le moment de l’arrestation jusqu’à l’arrivé au commissariat.
Je pense que c’est important d’expliquer au début que ma position durant la manifestation, n’était dans aucun cas au soutien de la violence, mais tout à fait au contraire, comme il est transmit par les télévisions, au moment où l’effet du gaz lacrymogène s’est terminé, je suis monté au podium devant le première ministère en demandant aux manifestations de ne pas frapper.
Je pense que cela suffit pour prouver ma position réelle dans la manifestation.
La violence exercée presque à la fin de la manifestation et qui s’est terminée avec mon arrestation, et a à faire avec cette attaque très bizarre qui a commencé depuis derrière le ministère par les forces de l’intervention rapide qui ne se sont pas adressés aux groupements des personnes qui jetaient des pierres, mais vers les gens qui étaient par-ci par-là sur le boulevard. Des gens qui étaient tout à fait indifférents à la manifestation et des gens totalement non protégés.
Au moment même où je me trouvais sur le trottoir j’ai entendu le cri d’une femme. Je pensais que c’était une vieille femme qui cherchait son fils, qui traînait sur la place et cherchait son fils. Quand j’ai tourné la tête j’ai vu qu’elle était courbée, brisée en deux et on la frappait de manière inhumaine.
J’ai été irrité et scandalisé au maximum par cela et j’ai couru immédiatement pour aider cette femme. Après avoir éloigné les deux personnes qui la frappaient, sans les insulter, mais seulement en leur disant : que faites vous, qui frappez-vous, le troisième personne s’est dirigée vers moi en me disant : et toi, t’as quoi ? quelqu’un est venu par derrière et m’a donné des coups en me blessant et ensanglantant. Depuis ce moment là, mon irritation est certainement très grande. Je leur ai répondu en leur disant ce qu’ils méritaient ; criminels, serbe, grecque, des gens qui ne connaissent pas l’albanais.
En fait ils n’ont pas réagi pour m’empêcher. J’ai entendu que l’ordre venais de quelques mètres plus loin, prenez le, prenez le. Cela est passé ce que vous avez vu , ils m’ont arrêté et ont commencé à me frapper, tant qu’ils pouvaient.
Au moment où on m’a fait passé par l’arrière du premier ministère , en dehors de l’œil des cameras j’étais conscient que depuis ce moment tout pouvait m’arriver. A un moment je suis tombé par terre, presque évanoui. Je pensais qu’ils n’allaient plus me frapper. Mais pas du tout, ils m’ont frappé par terre aussi.
Ensuite j’ai entendu la voix de monsieur Tonin Vocaj, avec lequel j’ai beaucoup communiqué durant les manifestations que nous avons organisées comme syndicat des mineurs. Il m’a parlé et m’a dit : je suis Tonin Vocaj, t’inquiète pas. Il s’est adressé à quelqu’un que je ne connais pas, mais que j’avais déjà vu et lui a dit de m’accompagnez au commissariat.
Je pensais qu’en tant que haut dirigeant des institutions de l’ordre, il savait dans la main de qui il m’a laissé et je pensais que pour cette raison je n’allais plus être frappé. Mais ce n’était pas le cas, je suis passé d’une main à l’autre, entre les segments occultes des forces d’intervention rapide, qui se comportaient de manière la plus barbare, avec les expressions les plus barbares, les plus effronté, le plus indignes envers toute personnes normale. Je ne sais pas combien était le nombre des coups. Je sais juste dire qu’à la fin il n’y avait pas un centimètre du corps qui n’était pas touché. Seulement à la tête :10 coups.
Peut-être devrais-je mettre le doigt sur les forces de l’intervention rapide, mais je pense que ces sortes de segments occultes ne sont pas seulement à l’intérieure de ces forces. Je pense qu’à l’intérieure de la police aussi il y a des segments occultes, qui en dehors des devoirs qu’ils reçoivent par leurs supérieurs, appliquent d’autres scénarios, pour la terreur des gens, pour le terrorisme de tout le peuple.
Pour montrer à ce peuple qu’on n’a pas la possibilité d’oser, qu’on n’a pas de respiration pour contester le gouvernement de Sali Berisha. Ceci étaient les paroles qu’on m’adressait continuellement.
Quand on est arrivé au commissariat nr 2, je ne pas été battu, mais en dehors de celui-ci il y avait de nouveau quelques coups. Je pense que c’était les mêmes gens qui allaient et revenaient et faisaient ces choses. Après l’entrée au commissariat, le comportement envers moi était plus au moins correct, mais ce n’est pas la même chose avec les autres. Je suis scandalisé et je ne pensais pas que cela existait dans notre pays.
Des policiers se mettaient ensemble ou qu’est-ce que j’en sais qui ils étaient, et tous les gens arrêtés étaient battus de la manière la plus barbare. En file pour battre des gens. Je ne sais pas ! Nous vivons dans un pays à l’intérieur de l’Europe, je n’ai pas de mots pour décrire ce que j’ai vu, même si moi même je n’étais pas menacé à l’intérieur du commissariat.
Quand j’étais dans la chambre de l’isolement, j’entendais des appels, des gémissements , des cris, ils se battaient. Quand on est sorti et qu’on nous accompagnait à l’hôpital, j’ai vu la même chose dans le couloir. Des policiers ou qu’est-ce que j’en sais de ce qu’ils étaient, mis en file en train de frapper les gens qui arrivaient après être arrêtés. Je voudrais rajouter qu’après le passage à l’hôpital pour être observé, le traitement était scandaleux. Je suis traité comme si j’étais un criminel les plus dangereux.
Même si je ne pouvais pas bouger à cause de ce que j’avais subi, on me gardait menotté au lit. Je n’avais jamais imaginé cela, pas que cela ne m’arriverais pas, mais la fantaisie la plus débridée ne m’aurait fait penser que quelqu’un de malade, quelqu’un qui n’a rien à avoir avec la violence et rien de cela, puisse être gardé menotté au lit. C’était vraiment un scandale que je souhaite oublier le plus vite car c’est un sentiment avec lequel on ne peut pas vivre.
Je ne sais pas ce que ce gouvernement pense, ces personnes particulières. Ils pensent qu’ils vont réussir quoi à travers cette terreur, à travers cette violence ? Pensent-t-ils vraiment que les albanais ont peur ?
Ils savent très bien, qu’ils sont eux même des albanais et que s’ils menacent l’autre il deviendra plus décisif, car c’est une guerre juste pour ce qu’il a manqué réellement à l’Albanie ces 20 années. Jusque maintenant on a joué du théâtre des marionnettes durant ces 20 ans, au lieu de faire des efforts volontaires pour l’établissement d’une démocratie d’un état qui pense vraiment résoudre les problèmes avant de penser résoudre les problèmes des gouvernants.
Je voudrais faire appel à tous mes collègues, pour que nous soyons vendredi pour rendre hommages à ceux qui ont perdu la vie. Je ne peux pas trouver des mots meilleurs pour eux que de les appeler des martyres d’une démocratie, qui cherche à naître sur les ruines du théâtre. Une démocratie qui nous a manqué comme conséquence de l’application de quelques scénarios tricotés par la dictature chutée.
Comme le peuple dit, la corde est laissée à l’extérieur de la tombe et nous a empêché jusqu’aujourd’hui de construire un état réaliste démocratique dans tout les domaines.
Je suis convaincu que la vie de ces martyres n’est pas inutile, mais sert de manière indiscutable et personne ne l’empêche, pour l’élargissement des poumons de la démocratie, pour laquelle nous insistons et luttons sans être fatigué.
C’est le moment, indépendamment que nous sommes du côté de la justice, de se calmer en premier lieu soi même, essayer de laisser un temps raisonnable aux institutions, malgré qu’elles soient attachées au gouvernement et à un moment donné, qu’elles le veuillent où pas, elles diront leur parole. Nous ne devons pas oublier que nous sommes toujours debout, jusqu’à ce que cette affaire soit résolue définitivement. Sans une solution politique, il ne peut pas y avoir des suivie continuels.
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