Shekulli, 01/02/2011
Flamur Vezaj /
Les experts du KE en détention préventive 302 et 303 pour la violence exercée sur les manifestants. La police a exercé de la violence physique, psychologique et des différentes tortures sur les personnes arrêtées après la dispersion des manifestants du 21 janvier 2011 à Tirana.
Tirana – La violence exercée sur les manifestants du 21 janvier, sur les passants de hasard, les journalistes ; par les effectifs de la police l’après-midi du 21 janvier, a alerté les représentants du Conseil de l’Europe. Durant les premières heures de la journée de hier, quatre experts du Comité de la Prévention de la torture auprès du Conseil de l’Europe (KE) dans une discrétion totale et loin des médias ont atterris à l’aéroport "Mére Teresa" à Rinas, et plus tard ils se sont dirigés vers la capitale.
Vers midi, seulement peu d’heures après qu’ils soient accommodés les quatre experts se sont adressé aux bureaux de la Direction Générale des Prisons, où ils sont munis des permissions d’entrée dans les locaux de la détention préventive à Tirana. Après avoir reçu ces permissions, les experts du KE se sont rendu aux locaux de la détention "Mine Peza" (302) et "Jordan Misja" (313) pour rencontrer et interroger les personnes arrêtées de la manifestation du 21 janvier concernant la violence exercée envers eux durant et après la manifestation.
Pour arriver dans les milieux de ces institutions, les experts du KE ont pris contacte avec les directeurs de l’institution qui ont accompagné dans les locaux internes de la prison les envoyés du KE. Les experts du Comité de la prévention de la Violence auprès du KE, ont demandé aux employés de la détention préventive de les laisser seuls dans la cellule avec les manifestants et en présence de l’interprète seulement.
Les experts ont argumenté que les témoignages des personnes arrêtées sont confidentielles pour les institutions qui les détiennent isolés mais aussi pour l’organe de la poursuite pénale en Albanie.
Les personnes arrêtées du 21 janvier ont donné des témoignages touchantes durant ces jours, concernant la violence exercée envers eux par les effectifs de la police durant la manifestation et après leur arrestation dans les milieux du Commissariat de la police dans la capitale, qui constitue une violation grave du droit.
Les experts du KE ont continué à prendre les témoignages des personnes arrêtées jusqu’aux heures tard ives de la soirée.
Selon ces sources, on apprend que leur arrivé à Tirana, a un lien avec une enquête indépendante du KE. Cela a commencé par la violence exercée par la police de l’état durant et après la manifestation du 21 janvier. La raison de ces enquêtes étaient les dénonciations que les manifestants libérés ont fait aux médias, et beaucoup aussi pour le journal "Shekulli".
A part les dénonciations aux médias sur cette violence, les manifestants ont accusé la police de violence devant le Tribunal de Premier instance à la capitale, durant l’évaluation de l’arrestation et la détermination de la mesure de sécurité, et certains d’entre eux ont montré de nombreux signes sur le corps.
La police a utilisé une violence physique, psychologique et des différentes tortures envers les arrêtés après la dispersion des manifestants du 21 janvier 2011 à Tirana.
Durant la journée d’aujourd’hui et de demain, les experts de la Comité de la Prévention auprès du Conseil de l’Europe, prendront contact avec les hautes autorités du ministère de l’Intérieur, du ministère de la justice, avec la police de l’état et avec l’ombudsman, sans exclure les informations qui se trouvent dans les différents hôpitaux de Tirana, où la violence envers les manifestants est enregistrée. Les experts vont demander une rencontre avec les journalistes violentés par les effectifs de la police durant la manifestation du 21 janvier.
A la fin de cette investigation, on apprend que quatre experts vont rédiger un rapport spécial sur les preuves réunies pour la manifestation du 21 janvier, un rapport qui sera discuté ensuite dans une section spécifique du Comité de la Prévention de la Torture et de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.
SEEMO : Inacceptable la violence de la Garde envers "Shekulli " et les journalistes le 21 janvier.
L’Organisation des Médias pour l’Europe sud-est, SEEMO, s’exprime choquée concernant la répression des journalistes albanais le 21 janvier par la Garde de la République et elle fait appel aux hautes autorités du pays, de mettre devant la responsabilité légale les personnes qui exercent la violence sur les journalistes.
A travers une déclaration pour la presse, cette section de l’institution Internationale de la Presse dont le siège est à Vienne, dit qu’elle est choquée par le grand nombre des journalistes et des reporters qui sont attaqué et qui ont été même battus le 21 janvier par la Garde Nationale Albanaise.
"Selon les informations réunies par le SEEMO, la violence manifestée dans les rues de Tirana le 21 janvier n’a pas épargné ni les journalistes et ni les reporters. Les rapports sur les agressions brutales multiples envers les journalistes, qui faisaient leur travail. C’étaient des actes totalement injustes par la garde Nationale, est-il dit dans cette communication".
Dans cela, on a mentionné les noms de quelques journalistes comme Ened Janina, journaliste de Shekulli, battu brutalement par un garde ; même après avoir montré la preuve qu’il était un journaliste. Le photographe Feliks Bilani, frappé avec des pierres à la tête, Elton Dono à qui on a cassé la mâchoire en le frappant à la tête par un membre de la garde et Fatos Mahmutaj de ABC News, blessé durant la manifestation par la même arme qui a tué les deux autres personnes de l’intérieur du premier ministère.
Le secrétaire général de cette organisation, Olivier Vujovic, s’exprime, notamment sur le cas Janina, que " cet incident est choquant. Tout ceux qui travaillent pour la Garde de la République ne doivent pas se comporter d’une telle manière agressive vis à vis du journaliste qui ne fait que son travail, qui est même identifié comme tel".
SEEMO fait appel aux plus hautes autorités d’Albanie de résoudre l’affaire d’abus sur les journalistes et d’entreprendre des démarches légales contre les personnes responsables qui ont attaqué les journalistes.
Le Secrétaire Général Vujovic rajoute que, "si les représentants des médias ont peur de sortir en rue et de rapporter dans des cas pareils les événements, le public en général restera non informé et ignorant. Et cela est inacceptable pour un pays qui est considéré démocratique".
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