Tuesday, March 15, 2011

La société civile albanaise est poursuivie comme au Moyen-âge

Lajm, 06/03/2011

Les 24 personnes inculpées par la police dans le cas de la forteresse de Skopje, la plupart des membres du Mouvement civique "Zgjohu" (Réveille-toi) sont accusées de participation dans la foule et l'obstruction de la police pour accomplir son devoir. Pour "Zgjohu" ce genre d’accusation n'est rien d'autre qu’une persécution classique de la société civile. Alors que pour les historiens cet acte a pour but que les Albanais oublient leur mémoire historique illyrienne - albanaise de cette ville sainte. "Nous avons appelé la police nous-mêmes, et ils accusent les membres de ‘’Zgjohu’’ pour entrave de la police dans l'accomplissement de leur devoir. Tous les policiers blessés sont des albanais, et ils ont été frappés par le groupe qui était venu au château pour causer des problèmes, car il était équipé de différents outils, disent les gens de ‘’Zgjohu’’. Le président des historiens des albanais de Macédoine, Skender Hasani, dont le nom est sur la liste des accusés explique que l'objectif est d’écraser un mouvement qui s'est produit après 100 ans à Skopje. "Ce mouvement lancé en 2006 visant à la sensibilisation des albanais de Skopje, puis dans toute la Macédoine. Il s’agissait d’un réveil culturel et général concernant le patrimoine culturel’’, explique Hasani, ajoutant que les accusations sont faites pour réprimer le mouvement pour la culture et l'éveil national des citoyens. Il est persuadé qu’ils ne parviendront pas à leur but, car le monde civilisé a aussi ces concepts, tandis que nous, comme il le dit, nous vivons dans une société qui nous tourne vers le Moyen-âge, où le concept de l’église a dominé, où tous ceux qui n'avaient pas la même pensé que les dirigeants de l'Etat étaient déclarés hérétiques et éliminés.
Le 13 Février dans la forteresse de Skopje se sont affrontés les Albanais et les Macédoniens. L’incident du 13 Février dans la forteresse de Skopje a été précédé par la construction et la démolition de l'église durant la nuit sur la forteresse à Skopje. La police ne s’est pas occupée de cette affaire jusqu’à présent.

Plainte contre l’homme âgé de 65 ans

Parmi les accusés se trouve aussi Mexhit Ametovski, 65 ans, qui a joint sur le chemin les organisateurs de la conférence de presse, Besart Beqa, qui n'était pas là et plusieurs autres noms. Jusqu'à présent, ont été interrogés les trois premiers accusés, Artan Grubi, président de "Zgjohu", Veton Grubi et Omer Bunjaku, membres du même mouvement.

Le tribunal méfiant envers le juge Osman Shabani
Le juge d'instruction pour l’affaire de la forteresse était Osman Shabani, tandis que suite à la décision directe du président de la Cour, le juge d'instruction pour interrogatoire des albanais a été désigné Marijan Kolishevski, alors que Shabani est chargé pour interroger les macédoniens accusés. Le remplacement du juge d'instruction dans la nuit montre la méfiance envers le juge d'instruction albanaise et qu’au sein de la cour il existe des divisions ethniques.

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