Shekulli, 29.01.2011
Flamur Vezaj
LE PARQUET
TIRANA – Les premier détails sortent sur l’événement de la Direction de la Police de Tirana. On y a tenté une solution illégale pour rendre possible l’interrogatoire des gardes pour lesquels est délivré un ordre d’arrestation pour les meurtres et les blessures du 21 janvier. Six dirigeants de la garde de la République, contre lesquels le parquet de la capitale a délivré un ordre d’arrestation comme suspects concernant les conséquences de la manifestation du 21 janvier, se sont présentés en uniforme et armés devant les procureurs, à la Direction de la Police. Il était 21 heure le soir du mercredi, quand sur le téléphone du dirigeant du Parquet de Tirana le procureur monsieur Sokol Malaj , un appel est survenu de la Direction Générale de la Police de l’Etat. On le prévenait que les six gardes pour lesquels un ordre d’arrestation est délivré se trouvaient dans les locaux de la Direction de la Police de la capitale. Le procureur Malaj, accompagné par trois autres procureurs et par quatre officiers de la police judiciaire faisant partie du groupe d’enquête de l’éclaircissement de la manifestation du 21 janvier, sons arrivés en quelques minutes dans les locaux de la police de la capitale. La représentante de l’Ambassade de USA était présente.
Accompagné par la citoyenne américaine et avec la médiation de cette dernière, le procureur Malaj a rencontré au début le directeur de la police de la capitale monsieur Sajmir Muçaj. Dans son bureau se trouvait les six dirigeants de la garde de la République. Ils étaient tous habillés en uniformes militaires et armés de pistoles.
Le procureur en chef Malaj a demandé des explications au directeur de la police monsieur Sajmir Muçaj, à savoir, : "pourquoi les six personnes arrêtées étaient en uniformes et armées "? La réaction du directeur Muçaj était : "ils ne sont pas arrêtés, mais ils sont venus donner des explications et après la manifestation de demain (d’hier) ils vont se rendre eux mêmes",- a répondu le directeur Muçaj au procureur Malaj.
Selon ces sources, se trouvant dans ces conditions le premier procureur en chef a demandé que les six gardes soient menottés, vu qu’il y a un ordre d’arrestation et seulement après cela, selon la loi, une séance interrogatoire peut se dérouler. Mais le directeur Muçaj a refusé d’exécuter cet ordre d’arrestation en disant qu’il se basait sur l’article 254 du Code de la Procédure Pénale. Cet article a été mentionné aussi par Sali Berisha quelques jours auparavant lors d’une conférence pour le média, comme justification concernant la réaction sans précédant de l’Exécutif pour ne pas appliquer un ordre de la Direction.
Le procureur Malaj en présence de la représentante de l’Ambassade de USA a insisté que leur arrestation soit effectuée et ensuite qu’ils donnent des explications pour l’événement. Dans le cas contraire, selon la demande du procureur, d’aucune manière, les personnes recherchées ne seront interrogées.
"Je ne viole pas la loi, je ne fait pas des pactes en dehors du cadre légal", - se serait exprimé le procureur Malaj, en prévenant le directeur Muçaj que la non exécution de l’ordre du parquet constitue un acte pénal. Après trois heures de débats et discutions entre le directeur de la police Muçaj, le procureur Malaj et la représentante de l’Ambassade des USA, le procureur Malaj accompagné du groupe d’enquête s’est éloigné de la Direction de la police, en exprimant finalement : "exécutez les ordres de l’arrestation et ensuite les six dirigeants de la Garde donneront des explications".
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Depuis les premières heures de la matinée du 22 janvier, le parquet a délivré l’ordre d’arrestation pour le Commandant de la Garde général Ndrea Prendi et les commandants de cinq unités, Dashamir Shehi, Alferd Ahmetcenaj, Fatos Bushati, Altin Kollçinaku et Vladimir Dedaj, accusés pour " meurtre dans des circonstances de qualification", plus d’une personne, et "abus de pouvoir" sur base du Code Pénal Militaire.
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Six gardes qui se sont présentés à la Direction de la police de Tirana, en demandant d’être entendus par les procureurs de l’affaire, ont demandé de connaître les preuves contre eux, en niant qu’un ordre de tirer aurait été donné. Le procureur s’est exprimé: je parlerai avec vous quand vous serez arrêtés selon la loi. Après votre arrestation, je vous mettrais au courant comme il se doit, des preuves auxquelles vous prétendez".
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