Radio Bujanoc, 23/10/2010
Lors de la rencontre avec des représentants de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN à Bujanovc le président de l'Assemblée municipale Jonuz Musliu, également le leader du Mouvement du progrès démocratique, a remis un document avec des chiffres et des faits sur la discrimination systématique des Albanais de la vallée de Presheve, par le gouvernement centrale de Belgrade.
Dans ce document est notamment décrite la période de la lutte armée de l'UCPMB 1999-2001 et l’Accord de Konçul. Le processus politique de la résolution de la crise dans la vallée de Presheve n'a pas connu de progrès satisfaisants, bien évidemment la faute est de Belgrade et de l'indifférence de la politique internationale. À cet égard, une lacune est apparue aussi dans la désunion du facteur politique de la vallée, qu'il s'agisse de la formation du Conseil national, soit à des initiatives conjointes pour résoudre les problèmes ouverts dans cette région.
De toute évidence, la responsabilité principale incombe à Belgrade, qui lorsque la question albanaise dans la région est à l’ordre du jour, viole sa propre constitution et ne met pas en œuvre le plan et le programme du Corps de coordination, en négligeant les obligations des accords signés. La politique discriminatoires de Belgrade, a converti la région la vallée de Presheve en une quarantaine militarisée, même en ouvrant de nouvelles bases militaires et en engageant diverses forces de la gendarmerie et de la police serbe, en gardant une tension constante dans la région.
Les perquisitions, les arrestations et les poursuites de l'ex-membres de l'UCPMB, le licenciement des Albanais par les autorités municipales, les tribunaux, la police, le cadastre, etc, pas de circulation libre des personnes et des marchandises vers la République du Kosovo et la Macédoine, l'accumulation de différentes forces militaires et policières et de la gendarmerie serbe et dans différents endroits de la région, le problème d’interdiction des symboles nationaux, le refus de reconnaissance des documents officiels et des diplômes de la République du Kosovo, sont des arguments suffisants de la politique systématique de discrimination de Belgrade contre les Albanais de la vallée.
La fermeture du chapitre de la guerre en faveur des processus politiques, n’a pas réussi à créer un climat favorable à la résolution des revendications légitimes des Albanais de la Vallée, en particulier des Albanais dans les municipalités de Bujanovc et Medvegjë.
La première étape qui doit être soulevée à ce point avant d'éventuels pourparlers entre Belgrade et Prishtina est la rédaction d'un nouveau plan stratégique entre le spectre politique de la vallée de Presheve, consolidée par une consultation préalable avec le facteur politique de Tirana et Prishtina, dit, entre autres, le document présenté par le président du LPD, Jonuz Musliu, aux représentants de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN.
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