Gazeta Panorama, 09/05/2010
Sonila Merolli
À 7 : 00 heures du matin vous pouvez la trouver dans les rues de la capitale, en faisant la chronique matinale , car comme elle le dit elle - même , sans le terrain il n’y a pas de vie, pas d’ambiance.
Ce sentiment elle l’a depuis toujours , malgré ses 58 années de la vie. Les difficultés du travail ne l’ont pas encore fait baisser les bras , au contraire l’énergie dont le travail lui procure , le fait rajeunir .
Quelques heures plus tard , quand la journée a commencée pour tout le monde , on peut la trouver très facilement chez le ‘’ Château magique ‘’ , près de RTSH, où tout le monde l’appelle ‘’ moma’’.
Arjana Qatipi est une des journalistes et des voix de la radio , qui a résistée entre les deux générations de journalistes. Dans l’interview suivant elle raconte de sa carrière comme journaliste , comment continu le rêve laissé à moitié .
Elle a grandit avec l’ambition pour devenir journaliste , après un travail de 13 ans comme institutrice , et à la fin des années 1990 , Arjana touche à son rêve .
Vous êtes journaliste depuis 20 ans , fidèle au terrain. Comment étaient vos débuts en journalisme ?
J’ai fini pour le journalisme en 74-75 . Pour des raisons politique de l’époque , ils m’ont interné dans les villages de Mirditë. J’avais pas les moyens de commencer ma carrière en journalisme, un amour saint pour moi , mais j’ai nouée la connexion avec les journalistes de Radio Tirana.
Pourquoi ils vous ont interné ?
Mon père était frappé avec le groupe de militaires , avec le dit ‘’ Groupe du putsch de l’armé’’ et pour cette raison ils nous envoient à Mirditë ,comme punition.
Qu’est -ce- que vous avez fait durant ces années ?
J’en ai travaillée en enseignement durant 13 ans , mais aussi avec des activités culturelles artistiques encore plus. Mes plus belles années de ma vie étaient passée là-bas, malgré les années dures , ça ma aidé d’avancer quand j’ai quitté la famille pour réussir seule.
Puis je me suis mariée , je suis devenue mère tôt et aujourd’hui ils sont comme des amis. Les premières années quand ils avaient besoin de ma présence , j’étais après d’eux . Alors les années passaient et le rêve continuait toujours au tiroir…
Vous faites quoi quand vous revenez à Tiranë?
J’ai travaillée dans une revue de l’agriculture. Pour moi c’était une expérience . Mais l’entré à Radio Tiranë c’était un de plus beaux jours de ma vie . Pour moi jusqu’en 1989 la RTSH était une ‘’pomme interdite’’ et je ne pouvais pas l’a toucher.
J’ai persistée à tout prix de réaliser mon rêve. Je voulais Radio Tirana. C’était très difficile , car il fallait en avoir une biographie sans ombres , mais grâce à mes amis j’ai réussi de rencontre Thimi Mitko.
J’ai pris le courage de lui dire que j’en avais pas de rendez - vous, s’il peut m’attendre. Apparemment il était impressionné par mon type direct et il a accepté de m’écouter .
Avec la conviction je lui ai dit que j’étais appropriée pour travailler à la radio et je lui demande une occasion.
Quelle est l’émission la plus réussie que vous avez réalisée à la radio?
Ensemble avec le journaliste Agim Pipa nous avons ouvert l’émission ‘’ Zemër’’ . C’était dédié aux émigrants clandestins, aux liaisons avec leur famille. Avec cette émission, nous étions en connexion avec le monde entier.
Ils ont commencé à nous comprendre et nous écouter beaucoup . Nous avons connecté beaucoup de familles. Nous avons connecté 25 enfants avec les parents. Nous étions des ‘’Don Quichottes’’ , qui luttent avec les vents , mais nous luttions seuls .
Nous luttions sans s’en faire sur les conséquences. Et nous avons réussi de passer des messages fortes.
C’était quoi pour vous le passage de la radio à la télévision ?
J’étais devenue égoïste , pourquoi je n’essayerais pas la télévision. En moi toutes les capacités pour passer à la télévision étaient mûres . Maintenant je voulais d’être avec les auditeurs en directe avec différents thèmes, sans réalisation antérieure.
On écoute beaucoup la radio mais la télévision est plus touchante , plus visible. C’était une demande vis-à-vis de moi - même alors je fais la demande au Directorat de la Télévision qui était accepté immédiatement.
Je pense que j’ai touchée la cible . Je me suis occupé des émissions spéciales non traitées. Avec les gens touchés par le SIDA , avec les persécutés , avec la pauvreté , quelque un de violé , le condamné injustement , avec les personnes de capacité réduite et beaucoup d’autres problèmes.
Parmi eux beaucoup de tabous , comme l’éducation sexuelle , les connivences de base comment se protéger pour un rapport sexuel sur e.t.c.
Nous avons obtenu de différents noms , car parler des contraceptifs à l’époque était différent de mes collègues et les gens nous préjugeaient . C’est pour cela que mes émission étaient écoutées , mais aussi préjugée , mais moi j’avais pris le risque avec mon collègue .
Vous avez pensée de quitter RTSH ?
Je suis arrivée avec la peine après 13 années de rêves chez cette ‘’tour d’ivoire’’ , depuis toujours quand je venais à Tiranë mes pieds m’emmenaient tout seul pour la voir . Le rêve quotidien. D’abord ceci. J’avais beaucoup d’offres. Pour être chef , journaliste spéciale e.t.c…
Mais mon rêve était cette ‘’tour d’ivoire’’. Maintenant elle m’a beaucoup donnée , j’ai donnée beaucoup , c’est difficile pour la trahir . Mon cœur ne me laisse pas la trahir même si les postes offerts avaient un meilleur salaire.
Vous avez jamais dit assez Ariana avec les aventures?
Le désir est plus fort. Même si la famille était en danger permanent , Dieu nous a aidé. Durant des années mon rêve m’était nié , et si je peux encore , pourquoi me priver et priver les autres.
Peut-être j’étais très jeune et avec la volonté pour devenir journaliste, tout ça influence.
La vendetta , une plaie ouverte
Là où les problèmes sociaux sont plus profonds , là se trouve aussi Arjana Qatipi. Elle n’a pas peur d’y aller au fond des choses . Une des thèmes qu’elle a suivie c’est aussi la vendetta, encore trop présente au nord de l’Albanie.
Elle a entendue beaucoup des histoires douloureuses, a rencontrée des familles enfermées , ou elle a participée dans les réconciliations . Mais selon elle la vendetta est une plaie ouverte.
‘’ Prenons un exemple concret. Il y a trois mois le citoyen Engjëll Aliko, sur l’autoroute Tiranë - Durrës a accidenté le fils de Zef Toma. Comme résultat, la famille de Toma demande de se venger pour le fils décédé.
Selon le Kanun le sang est pris sur le jeune de la famille , lequel , dans ce cas est Ervis Aliko, le fils d’Engjëll Aliko. On ne sait pas le pays où vit Ervis Aliko mais seulement le fait qu’il est en émigration.
Alors que la famille de Zef Toma l’a fait savoir clairement que , en cas de retour du fils de Engjëll Aliko en Albanie , sur base de Kanun , ils vont prendre un sang , ce qui signifie une insécurité de vie pour lui en Albanie’’.
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