Shekulli, 01/06/2009
Le dossier
Agim Sefa, est accusé d’avoir tué durant les émeutes le fils de l’homme qui lui a coupé l’oreille au berceau quand il avait seulement deux ans.
La vendetta a 35 ans, le suspect de ’97 est envoyé au tribunal.
Le parquet envoi au tribunal l’homme de 37 ans dont la résidence est à Bathore, avec l’accusation de meurtre pour vengeance.
TIRANA – le Parquet de Tirana a clôturé la phase de l’enquête et a remit aux toges noires le dossier pénal à charge du prévenu Agim Sefa, accusé d’avoir tué il y 12 ans par vengeance Osman Marku à Bathore.
Ce crime a été commis après un grand calvaire de rancune entre les familles Sefa et Marku du district de Kukës qui actuellement habitent et vivent dans le quartier Bathore à la périphérie de la capitale.
La fin du dossier et l’envoi de l’accusé pour jugement, sont confirmés par les sources du parquet et du Tribunal de Première Instance.
L’Administration de ce dernier a mis au tiré au sort électroniquement le dossier pénal à charge de Sefa 37 ans, en désignant Ritvan Hado comme président des trois juges. Par la demande pour jugement, on apprend que les accusations de "Meurtres avec préméditation " commis pour des motifs de vendetta et de " la détention d’arme sans permis" sont levées contre l’accusé Agim Sefa.
Le parquet prétend que c’est prouvé qu’à midi du 27 juin 1997, Sefa a tué avec une arme à feu Osman Marku à l’entrée de Kodra Kamëz".
Ce meurtre, selon l’accusation, a ses débuts il y a environ il y 35 ans, quand le père de la victime, Marku, après une dispute banale avec le père de l’accusé, a coupé avec un couteau l’oreille à ce dernier, même si à ce moment là il n’avait que 2 ans.
Selon le dossier pénal qui porte le numéro 1209 et qui se trouve au bureau du juge Hado on apprend que, l’assassin qui a commis le meurtre il y a 12 ans, est découvert après la réouverture du dossier d’enquête où les effectifs de la police ont reçu un nouvelle preuve donnée par l’un des proches de la victime, et après un piège dressé par la police, l’accusé a avoué le crime.
Le conflit des familles
Selon la demande pour jugement, dans les années ’70 du siècle passé, dans un village du district de Kukes, deux familles Sefa et Marku habitaient dans un quartier.
A ce temps-là, l’accusé Sefa avait seulement deux ans quand on lui a coupé l’oreille dans le logement. Le père de l’accusé avait empêché le père de la victime Marku, de couper du bois dans une des forêts du village, en considérant ce lieu saint.
Le père de la victime est révolté et insulté par un tel acte, " pour couper du bois". Il est retourné à la maison, où il a pris un couteau. Il est parti au logement du chef de la famille Sefa qui n’était que quelques mètres de leur logement.
Dans la cour, le père de la victime n’avait trouvé que des femmes et le petit garçon qui se balançait au berceau : l’accusé Sefa.
Dans l’impossibilité de se venger contre le père de l’accusé, le père de la victime coupe l’oreille à l’accusé qui se balançait au berceau. Pour ce geste, afin d’éviter la vengeance de la famille Sefa, les chefs du village ont décidé l’expulsion de la famille Marku du village du district de Kukes.
La famille Marku a été expulsée du village, elle s’installe au quartier Bathore de la capitale. Avec le changement du système politique la famille Sefa s’est éloignée aussi du village de Kukës pour aller s’installer à Bathore.
Après ce déplacement, la haine et la colère ancienne reviennent entre les deux familles, où on arrive au sommet le 27 juin 1997, quand l’accusé Sefa tire avec une arme automatique sur le citoyen Osman Marku en le laissant mort sur le coup.
Pour cet événement Sefa est arrêté à ce temps-là, mais, par manque des pruves, il est libéré.
Après 12 ans d’archivage du dossier, la police découvre l’auteur de ce meurtre et arrête le 4 octobre à midi l’accusé Agim Sefa.
Deux ans plus tard, la vengeance de la famille Marku
En 1999, seulement deux ans après le meurtre d’Osman Marku commis par l’accusé Agim Sefa, il y a eu la vengeance. Le frère d’Agim Sefa : Qerim Sefa, a été tué en sortant de Kamëz.
Cela ne faisait pas longtemps que la victime était mariée et le jour de son exécution par des personnes non identifiées, il revenait d’une fête de fiançailles à Fushë-Krujë. En outre, cet événement est resté sans auteur, pour la police de la capitale qui a repris le dossier en main pour son éclaircissement.
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