Gazeta Sot, 06-06-2009
Le forum "La Libre Pensée", Bala : la solution de ce phénomène demande un engagement des institutions étatiques.
L’enfermement à cause de la vendetta continue à être un problème assez inquiétant pour les familles albanaises. Shkodër est la ville où la statistique est la plus élevée en ce qui concerne les familles isolées à cause du phénomène de la vendetta.
A la fin du projet initié par le Forum de la "Pensée Libre" qui est soutenu par le Département Américain de l’Etat, en collaboration avec le pouvoir local et les structures de la police de l’Etat, il est résulté que 323 personnes sont enfermées dont 77 mineurs qui sont de l’enseignement obligatoire dans le district de Shkodër. Ils vivent isolés entre quatre murs à cause de la vendetta. Le directeur des Relations Publiques à l’Ambassade Américaine, Bix Alia a dit que la vendetta est un phénomène qui touche le nord de l’Albanie et qui a des conséquences lourdes pour la société.
"C’est un phénomène localisé au nord de l’Albanie, mais qui a suscité une grande inquiétude. Donc, on demande une grande attention pour l’aspect social et politique. C’est cela la raison pour laquelle l’ambassade a apprécié et a soutenu cette initiative du Forum de la Pensée Libre et nous espérons que cela va régénérer une collaboration entre tous les acteurs à partir des structures gouvernementales et non gouvernementales, la société civile et jusqu’au média", s’est exprimé Alia. Le Directeur Général de la Police de l’Etat, Ahmet Prençi était aussi présent. Il a dit que pour la première fois les statistiques de la police concordaient avec celles de la société civile, qui témoigne que le nombre des familles isolées est en baisse.
"Ce phénomène existe, mais nous ne pouvons rien résoudre si nous augmentons les chiffres. Je suis content que les chiffres donnés ici soient très proches avec ceux que nous possédons", s’est exprimé Prençi.
Bala : La vendetta est étroitement associée à la psychologie historique.
" La Conférence Nationale a été tenue il y quelques années" "l’Etat et la société civile à la protection du droit de la vie" où le phénomène de la vendetta a pris une place importante, pour minimiser et pour donner fin à l’atavisme archaïque et pour donner un vecteur à l’activité de l’état légal. Aujourd’hui, avec la fonction que j’occupe en tant que citoyen de ce pays, j’étais et resterai obligé, sensible et motivé pour donner à la loi l’espace et la force d’agir sur les parcelles et sur l’influence des droits coutumiers pénaux, et notamment sur la vendetta, pour laisser cela au passé de l’histoire communiste albanaise", s’est exprimé le Directeur de la lutte contre les crimes lourds, premier dirigeant Nikolin Bala du Forum la Pensée libre.
Il a dit que les structures de la Police de l’Etat sont les premières à se confronter avec le crime du en général, et avec celui de la vendetta en particulier. Elles ont l’obligation légale d’assurer l’ordre et le calme publique, pour la protection de la vie du citoyen et de l’activité de la communauté. Entre autres Bala a dit que le meurtre pour la vendetta a des spécificités particulières qui sont liés étroitement avec à la psychologie, les traditions et au déroulement historique et social culturel de la zone. Donc, le problème est complexe avec l’intégration complète et pas différentielle et il n’est pas lié seulement aux structures de la Police de l’Etat. La résolution de ce phénomène demande un engagement multidimensionnel qui commence avec la communauté, le pouvoir local, les institutions étatiques, OJF, les écoles, avec des groupes d’individus autoritaires, qui ensemble peuvent enlever le mal dont nous souffrons depuis longtemps.
Les enfermements
On fait savoir qu’il y a 850-900 enfants enfermés, qui travaillent en cachette et ont abandonné l’école en raison de la vendetta. 170 enfants sont enfermés et assez en danger. Selon les mêmes sources aujourd’hui il y a 670 familles qui sont en vendetta, en laissant sans école 170 enfants dont 73 en danger pour leur vie. En 2003-2004, 54 familles, menacés sérieusement, ont quitté l’Albanie de manière illégale. La communauté Internationale les a soutenus et protégés en leur offrant l’asile permanent.
Pour ne pas aggraver la situation, les familles en vendetta ne déclarent pas l’enfermement aux autorités, donc, les chiffres officiels de la police sont toujours plus bas que le nombre réel. En 2003, il y a eu de nouveau une augmentation du nombre des meurtres pour la vendetta, tandis que en 2004 ce chiffre était basse. La tendance va vers l’amélioration.
---------------------------------------------------------------------
Les statistiques de la Police de l’Etat. Le nombre des familles enfermées baisse.
Les chiffres du crime de la vendetta ont eu et ont des tendances claires en baisse.
Ainsi, en 1998, il y a eu 573 meurtres dont 45 pour la vendetta. En 2001 : 208 meurtres, dont 32 étaient pour la vendetta. En 1999 : 496 meurtres ont été commis dont 41, pour des motifs de vendetta. En 2005 : 131 meurtres dont 6 était pour la vendetta. En 2008 nous avons mentionné le minimum historique du crime lourd des meurtres, avec 88 meurtres, dont 2, pour le motif de la vendetta.
Dans la période de janvier - mai 2009, 33 meurtres ont été enregistrés parmi lesquels il n’y a eu aucun meurtre en raison de la vendetta. Les chiffres que nous avons cités sont plus qu’optimiste, reçus comme de revenus nets au service de la communauté, qui montrent une stratégie claire et standard professionnel, potentiel de gestion et de la performance contemporain des structures de la police de l’état.
La vendetta a des racines profondes dans la psychologie, la mentalité et dans les "droits coutumiers" dans quelques zones au nord du pays, surtout au district de Shkodër, Lezhë, Kurbin, Krujë, Kukës, Diber etc. Il y a des inspirateurs de la vendetta face à l’activité de la loi, il y des tendances de dissimulation du crime pour que le jugement par soi même soit fait selon le Kanun et la terre. Il y a aussi les auteurs du crime qui fuient le pays pour se sauver de la confrontation avec la justice. Avec l’exécution de la Nouvelle Loi de la Police de l’Etat il y eu des changements essentiels en ce qui concerne la forme et la structure de l’organisation, et surtout nous avons atteint la capacité de surmonter en deux ans, pour la concrétisation des méthodes modernes de la police. Il est important de mentionner que le vecteur principal de l’efficience de notre travail a été et est la collaboration avec tous les facteurs qui assurent une performance et une stabilité des résultats.
La collaboration de l’organisation de la Police avec la communauté, les organes du pouvoir local plus élargis, est le trinôme du succès de la lutte contre la vendetta.
Pour illustrer le produit de cette collaboration, je vous servirais quelques chiffres significatifs. En 2007, 40 066 conflits ont été résolus et réconciliés avec un accord entre les parties. Ils pouvaient être une source de crimes lourds et imprévus, tandis que en 2008, de 1606 conflits de propriété, 1577 ont été résolus avec un accord. De 1966 conflits pour des motifs faibles 1867 ont été résolus. Un problème inquiétant pour les structures de la Police de l’Etat, pour toutes les structures étatiques, et pour la société civile, était et est resté le phénomène de l’enfermement, qui dans la plupart des cas est collectif et pas individuel.
Actuellement, dans notre pays, 152 familles résultent enfermées, ou avec une liberté limitée et concrètement : au district de Shkodër, 109 familles sont isolées ou ont une liberté limitée, selon des informations officielles. ; Au district de Lezhë, 13 familles dont 8 du district Kurbin ; au district de Kukës et de Tirana, il y a respectivement 15 chefs de familles enfermés. En ce qui concerne le phénomène des enfants isolés en raison de la vendetta, selon les statistiques récentes, il résulte que 37 enfants ne fréquentent pas l’école, et surtout dans le district de Shkodër. C’est un grand problème social pour le présent et l’avenir. Nos structures n’ont aucunement évité l’attention pour la sécurité d’une vie calme et normale concernant la continuation de "l’enfance sans vendetta". Mais on demande une stratégie commune des structures étatiques, des écoles et de la société civile pour la sensibilisation de l’opinion dans la lutte commune, pour la guérison définitive de cette plaie médiévale, et surtout quand il s’agit des enfants.
No comments:
Post a Comment