Thursday, April 8, 2010

Kamberi : Belgrade doit arrêter la guerre spéciale contre les albanais de la Vallée de Presheve.

Bota Sot, 07-08-2009 http://www.botasot.info/def.php?id=26698
Interview avec Shaip Kamberi, bourgmestre de la commune de Bujanoc
Lors d'une interview exclusive pour le journal 'Bota sot ', le bourgmestre de la commune de Bujanoc, m.Shaip Kamberi, s'exprime sur le danger de l'aggravation de la situation dans la Vallée de Presheve. 'Belgrade exerce une guerre spéciale contre les albanais de la Vallée dont le but est de présenter la population albanaise comme étant criminogène et penchée vers le 'terrorisme' pour justifier la campagne de la gendarmerie et des autres forces spéciales dans la région et la déligimitisation des demandes politiques des albanais' dit il.
Les albanais dans le Kosovo de l'Est depuis longtemps sont 'visés' par la terreur serbe, indépendamment des déclarations sur l'amélioration de la position des albanais sur ces terres, selon un de bourgmestres de ces communes, Shaip Kamberi, rien n'a changé. Selon lui, la situation est toujours tendue et la vie des citoyens albanais s'aggrave de plus en plus, puis des déclarations encore plus sauvages arrivent de Belgrade :'les arrestations se poursuivent'. Il semble que les institutions du Kosovo, de l'Albanie et internationales jouent le rôle du spectateur.

'Bota sot' : M.Kamberi, la Vallée de Presheve est tous les jours affronté à une discrimination dans tous les domaines en utilisant la violence et les arrestations, pour faire face à ce régime est il nécessaire d'unifier la stratégie commune des leaders de trois communes et qui malheureusement le dernier temps est absent ou faut il demander l'aide des internationaux ?

Kamberi : Malgré le fait que dans quelques domaines de la vie il y a eu des avancements concernant la position des albanais dans la Vallée de Presheve, comme résultat du procès politique commencé en mai 2001, on peut dire que les albanais de la Vallée de Presheve affrontent toujours beaucoup de problèmes non résolus qui aggravent leur vie normale. La militarisation continuelle de la région, les questions non résolues surtout dans l'enseignement
supérieur, la culture, l'information, la participation effective dans les institutions publiques, la libre circulation, sont une conséquence de manque de la volonté politique à Belgrade pour les résoudre même si Belgrade a eu de façon internationale, via le Programme de l'an 2010, l'obligation d'améliorer la position des albanais dans ces domaines. Naturellement, la dernière campagne de démonstration de la force via des actions violents spectaculaires de la gendarmerie, aggravent encore plus la vie du citoyen albanais.

Je pense que malgré le fait qu'il a signé un nouvel accord pour dynamiser le procès politique, Belgrade a des intentions cachés de maintenir la situation tendue dans cette région. Dans une 'lutte' pour améliorer cette situation, les albanais doivent obligatoirement avoir des positions politiques uniques sur les affaires vitales de cette population. Malheureusement, on peut dire qu'une unité fragile dans les déclarations, dans la pratique et les actions est menacée et qui crée à Belgrade la possibilité de manœuvrer et d'éviter ses obligations.

Dans tout ce procès, je pense que le rôle de la communauté internationale et notre coopération avec celle-ci est cruciale. Officiellement, selon le Programme de l'an 2001, mais aussi le dernier accord de mars de cette année ci, la communauté internationale fait partie de ce procès qui traîne et je pense qu'elle doit être le catalisateur de ce procès. Mais, il faut dire que au vu du sérieux de nos actions dépendra aussi le soutien de la communauté internationale envers nous.

'Bota sot' : M. le président, après 'attentat contre le député Isuf Azizi et les perquisitions dans les maisons albanaises ainsi que plusieurs arrestations par la gendarmerie serbe, il semble que la Vallée de Presheve est entrée dans l'agenda international comme une première zone conflictuelle, surtout dernièrement, après les déclarations du ministre serbe Daciq sur le fait que les arrestations se poursuivent. Après ces annonces, peut-on parler d'une guerre spéciale du nettoyage ethnique de ces terres albanaises ?

Kamberi : On peut dire que selon les mêmes stéréotypes, pendant plusieurs années de suite, initialement via les médias pro l'état, Belgrade mène une guerre spéciale envers les albanais de la Vallée dont le but est de présenter la population albanaise comme étant criminogène et penché vers le 'terrorisme' pour justifier la campagne de la gendarmerie et des autres forces
spéciales dans la région ainsi que de délégitimer nos demandes politiques. Dans le passé, ici il y a eu beaucoup d'incidents y compris le meurtre de civils albanais. Hormis plusieurs accusations de Belgrade sur le 'terrorisme albanais', beaucoup d'albanais ont disparu et ont été tués comme le dernier cas de l'attentat envers le député et l'humaniste Isuf Azizi et jusqu'à présent aucun n'a été élucidé. Ceci montre l'incapacité et le manque de la volonté de la police locale et régionale pour trouver les auteurs et les motifs de ces incidents.

'Bota sot' : II y a quelques jours, les trois assemblées de Presheve, Bujanoc et Medvegje, ont examiné tous les problèmes sérieux qui exigent une réaction immédiate, après la séance l'assemblé a lu une déclaration qui a été envoyée à Belgrade, aux USA et à quelques pays européens mais les officiels de Belgrade ont ignoré cette déclaration ont déclarant que de cette façon les problèmes ne peuvent pas être résolus, alors la question s'impose, comment résoudre les problèmes ?

Kamberi : Je peux dire que la dernière déclaration est la suite de ces déclarations politiques des albanais de la Vallée sur la situation et nos demandes politiques. D était attendu que Belgrade ignore cette Déclaration pour le fait que Belgrade considère l'assemblé des conseillés albanais de la Vallée comme un organe para-étatique et ne reconnaît pas ces
déclarations.

Mais, ce qui est important, les demandes présentées par cette Assemblée, pas seulement ont une légitimité politique mais elles se basent aussi sur tous les documents des droits de l'homme et des minorités valables en Europe. Pour Belgrade est inadmissible notre demande de réciprocité avec les droits des serbes au Kosovo, et ainsi il mène une campagne pour d'abord délégitimer l'Assemblée en tant que organe politique des albanais, pour déclarer 'inacceptables' les déclarations politiques de cet organe.

Pour montrer que nous sommes coopératifs et que nous sommes intéressés de résoudre les problèmes dans la région via le dialogue, nous avons accepté l'Accord sur la réorganisation du Corps de coordination, via lequel on devrait résoudre les problèmes existants. Belgrade manque de la volonté politique pour le respecter. Ainsi, je pense que via nos contacts avec des représentants internationaux - l'OSCE est signataire de l'Accord - encourager le gouvernement de précipiter le processus de la résolution des problèmes ouverts qui génèrent continuellement la crise'.

'Bota sot ' : M.Kamberi, pensez vous qu'ils vont contribuer à la paix et à la stabilité dans la région, les voix ou les paroles de Belgrade, à des fins bien connus, sur la soi-disant division du Kosovo ou l'échange des territoires' comme il a été dit les derniers jours dans nos médias ?

Kamberî : La position des sujets politiques de la Vallée formulée dans la Plate-forme politique de l'an 2006 est très claire. Nous avons soutenu et respecté le principe de la communauté internationale sur le non changement des frontières, nous avons soutenu entièrement le plan du président Ahtissari sur l'indépendance du Kosovo dans les frontières existantes et nous respectons ces positions.

Notre estimation sur la modification de frontières est identique à celle de rishtina et de Tirana officiel mais aussi de la communauté internationale, ceci causerait une réaction en chaîne avec possibilité réelle d'aggravation de la situation partout dans les Balkans. Mais, dans la plate-forme, il est noté que si ce principe changerait, nous allons nous baser sur la volonté de notre population exprimée en 1992.

Je crois que ce dont est important pour nous c'est le respect de nos droits comme minorité selon les standards européens mais aussi ceux installé au Kosovo concernant les minorités et surtout pour celle serbe. Nous pensons que, l'universalisation des droits des minorités dans cette partie de l'Europe, est une condition préalable de son stabilité générale.

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