Thursday, July 8, 2010

La vie dure au camp de Plemetin

Radio Europe Libre, 14.05.2010
Par Bekim Bislimi

Le camp de Plemetin , près de Obiliq, qui est construit il y a 11 ans , n’offre pas les conditions nécessaires pour hébergement , disent quelques habitants de ce camp.

Dans les baraques en bois actuellement sont hébergés 14 familles d’appartenance rom , ashkali et serbe.

La première vue de ce camp sont les toitures abîmés ou à moitié détruite des baraques et les murs fissurés avec le temps. Dans les corridors des baraques on sent l’odeur des moisissures et de l’humidité.

Des dizaines d’enfants , faiblement habillé , courent dans ces corridors pour sortir dans la cour couverte de la poussière et de la boue. C’est le seul espace où ils peuvent jouer.

Brahim Gashi dit qu’il est revenu du Monténégro il y a 4 ans et qu’il habite avec son épouse et les 8 enfants dans une petite chambre d’une des baraques du camp.

‘’ Je suis venu ici. Ils m’ont donné une baraque , avec l’espace trois fois quatre. Ça n’est pas pour nous. Durant l’hiver on souffre beaucoup . Nous n’avons pas du bois , ni charbon , rien et personne ne vient nous aider.

Voila quel sorte de fenêtres nous avons , avec plastique. Ni vitres ni portes. L’humidité nous tue. La fille aînée a 11 ans , alors que le plus petit a 2 ans.

J’en ai pas les moyens de les envoyer à l’école , car il faut des livres , cahiers , crayons… J’en ai pas les moyens. J’en ai pas le social … rien…
Personne ne vient nous voir ‘’ raconte Gashi.

De la même manière fait décrire la situation aussi Naile Zeneli , qui habite avec 4 membres de la famille dans une chambre d’une des baraques.

Alors qu’elle parlait , dans le corridor de la baraque il y avait des souris. Elle dit que c’est un image quotidien pour les habitants des baraques.

‘’ Laisse ces souris , il y a des gros souris , ils entrent à l’intérieur. Puis l’humidité , la toiture laisse passer la pluie. C’est pas bien. L’électricité n’est pas seulement de faible puissance , mais dangereux aussi. Qui sait combien d’années a cette baraque. Une comme ça était brûlée il y a deux ans par l’électricité. Ceci est dangereux , mais … Salle des bais non , elle n’a pas …’’ , dit Naile Zeneli.

Assis sur une pierre , dans la cour du camp , était Demir Kovaçi, 77 ans , de santé fragile et replié par la vieillesse , il dit qu’il ne peut rester à l’intérieur car l’humidité le fait souffrir.

Désespéré avec la situation , cette vie , dit-il , c’est pas juste pour quelque un qui a travaillé la moitié de sa vie pour construire le pays , dans une de plus grandes entreprises de Kosovë.

‘’ Mes souffrances , seulement Dieu les connaît, quand j’ai travaillé à ’Ramiz Sadiku’ . J’en ai 31 ans 1 mois et 23 jours de travail . Et maintenant on me donne quoi ? Quarante cinq euros.

Avec cette somme je vis à quatre. Nous avons souffert beaucoup. Froid , nous n’avions pas du bois. Nous n’avons pas une bonne place pour dormir. Tous sent moisi . Moi je sors dehors et là je suis bien.

Alors qu’à l’intérieur je tousse immédiatement. Je prends quelques injections et des médicaments …’’ raconte Kovaçi.

Tous les habitants du camps n’ont pas l’aide sociale . La plupart d’entre eux survivent avec le ramassage des objets métalliques dans la poubelle , qu’ils revendent pour pas cher.

Esma Fazliu, qui est aussi hébergée dans ce camp avec 5 membres de la famille , dit que les plaintes des habitants de ce camp ne sont pas prises en considération par personne des structures dirigeantes de la commune de Obiliq.

‘’ J’étais à la commune. Il n’y a pas , il ne veulent pas , personne nous prend en considération. Ils ne veulent même pas entendre parler. Le truc est seulement si t’as des connaissances. Si t’as de l’argent , tu arrange quelque chose , sinon , tu va mourir et personne te regardera.

Si mon mari travaillerait , ça arrangerait un peu. Mais , il ne travail pas , moi non plus. La mère de 75 ans est malade et nous ne pouvons pas vivre avec une aide sociale.

L’aide sociale 55-60 euros, que faire avec? Cette baraque a brûlé à deux reprises , nous même nous l’avons réparé. L’électricité aussi réparé par nous mêmes. S’il y a de quoi manger et boire , bien. Sinon, tu va mourir et ça n’est rien’’, s’exprime Fazliu.

Les habitants du camp de Plemetin, cependant , restent avec l’espoir qu’un jour ils partiront de ce camp et que la commune de Obiliq trouvera un meilleur logement pour eux.

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