Radio Free Europe, 03.12.2010
Ariana Kasapolli – Selani
La violence domestique continue d’être très présente au Kosovo, selon les représentants des organisations non gouvernementales. Selon eux, la raison sont les traumatismes de guerre, la transition, le haut degré de chômage, la pauvreté, le niveau bas de l’enseignement et l’illégalité des sexes.
Igballe Rogova, directrice du Réseau des groupes des femmes du Kosovo dit que dans la plupart de cas, les victimes de la violence domestique sont les femmes et les auteurs leurs époux. Selon elle, la violence physique a outrepassé les limites en causant quelques victimes.
‘Vu que seulement cette année-ci cinq meurtres ont eu lieu, cinq suicides et beaucoup d’autres tentatives de suicide, ceci montre le degré de la violence au Kosovo. Elle a dépassé les limites car il ne s’agit pas seulement de la violence physique mais des meurtres aussi. Cela est vraiment inquiétante pour le Kosovo et pour la vie des femmes au Kosovo’ raconte Rogova.
Selon la psychologue Anduena Arrni aussi, la violence au sein de la famille est un phénomène très présent dans la société kosovare. Elle mentionne quelques facteurs qui mènent à la violence :
‘Les causés possibles peuvent être les conditions économiques et sociales. La situation difficile au sein de la famille mène à la violence. Peut être à cause du niveau bas de la scolarité, la violence se passe derrière les portés et les femmes ne la dénoncent pas. Les voisins qui sont témoins de la violence ne la dénoncent non plus car selon eux c’est un problème qui concerne la famille’, dit Arrni.
Mais, selon les autorités de l’ordre, la violence physique au sein de la famille a marqué une diminution cette année ci par rapport à l’année passée. Mais, le porte parole de la police du Kosovo, Brahim Sadriu, mentionne trois cas de décès cette année ci à cause des blessures subies suite aux violences.
‘En ce qui concerne les cas de la violence domestique, en 9 mois de cette année ci, 620 cas ont été dénoncés à la police. Trois cas de décès aussi à cause de la violence. Si on compare avec la même période de l’année passée, il y a une diminution car en 2009 il y a eu 803 cas’ raconte Sadriu.
Selon les représentants des organisations internationales qui s’occupent de la protection des droits des femmes, le nombre des victimes de la violence domestique est plus important car toutes les victimes ne dénoncent pas les affaires à la police.
No comments:
Post a Comment