SHekulli, 24/05/2010
Anila Dushi,
Shkodër/ Ajli Alushani estime que les enfants enfermés doivent retourner dans leur enseignement au centre destiné pour eux à Poliçan, comme il est décidé par le Conseil des Ministres
Shkodër – la vendetta risque d’être problématique à Shkodër, d’autant plus que ses victimes risque d’augmenter chaque jour. Et comme toujours, ceux qui souffrent les plus sont les enfants qui sont enfermés chez eux et qui ne peuvent pas profiter de leur enfance, sans avoir la possibilité de choix. Les parents des enfants enfermés par la vendetta, qui étaient établis au centre pour les enfants à Poliçan, font appel pour leur donner la possibilité de retourner à l’école. Depuis un an et demi, 22 enfants enfermés qui appartiennent à la zone de Shkodër et qui ont suivi 2 à 4 ans de scolarisation régulière dans les milieux du centre qui est fait pour ce but, sont bloqués par le gouvernement.
Après les problèmes apparus les parents ont empêché les enfants d’aller au centre car ils n’acceptaient pas que les dirigeants de ce centre et le staff soient des hommes. Un an et demi est passé et la scolarisation de ces enfants est toujours suspendue, tandis que les parents font appel à l’état pour qu’il répond à leurs exigences motivées et que les enfants puissent : pas seulement retourner à l’école mais aussi s’éloigner du milieu enfermé. Entre-temps on apprend que le nombre d’enfants qui vont demander la scolarisation est passé à 52 en raison des meurtres commis durant cette année à Shkodër et qui ont crée des nouvelles victimes parmi les enfants.
Ajli Alushani, fondateur de l’association "pour l’éducation de l’enseignement social des enfants enfermés" avec l’initiative et la demande que l’état a rendu possible ; la création du centre des enfants enfermés et leur enseignement, s’exprime pour le journal Shekulli que l’enseignement donné à ces enfants dans les écoles publiques a donné un résultat, comme tous les autres, vu que cela s’est passé pendant 2 ans et demi à Poliçan et a influencé leur côté psychologique, en les détachant du milieu enfermé et de la peur d’une vendetta, en ayant une influence sur le non recyclage de ce phénomène.
On a trouvé un environnement adapté, comme l’était l’ex-hôpital de Poliçan, qui a été restauré par l’état et la scolarisation de ces enfants suit normalement et de manière régulière, dit Ajlushani.
Ainsi donc, des moyens de sécurité ont été crées pour ces enfants. C’est impardonnable de changer la destination à cette institution en la transformant en une maison pour personnes âgées, vu que 6 personnes y sont logées. Les enfants enfermés sont privés d’une possibilité pour s’intégrer, en étant loin du problème avec lequel leurs familles sont confrontées : la vendetta.
Les raisons qui ont mené à un éloignement de ces enfants de ce centre étaient motivées et la ténacité de l’état en ne les appliquant pas, est incompréhensible.
Les parents demandent une femme comme dirigeante, qui a de l’expérience de travail avec les enfants et qu’elle les comprennent. Qu’il soit possible d’engager 2-3 femmes, des mères d’enfant avec des problèmes de vendetta, qui n’ont pas leurs maris. Maintenant que leur milieu à Poliçan est mis à la disposition des personnes âgées avec des problèmes de santé, il faut que le milieu d’enfants soit séparé et qu’il n’y ait pas de communication entre eux.
L’état, le Ministère du Travail et des Affaires Sociales et celui de l’Enseignement doivent intervenir d’une manière puissante pour que ces enfants puissent continuer l’école régulièrement et qu’ils ne deviennent pas un contingent de vendetta, qui les mèneraient à un recyclage du phénomène.
Tandis que les parents qui avaient leurs enfants à Poliçan, disent qu’ils étaient plus calmes vu que les enfants étaient pris en charge par l’état. Ils étaient en sécurité et surtout ils étaient scolarisés.
Il y a des enfants enfermés qui reçoivent des cours à la maison par des enseignants désignés par l’état, mais cela sert seulement pour qu’ils ne puissent pas rester analphabètes et on ne garanti pas une continuation de leur enseignement.
Nous ne savons pas jusqu’à quand nous resteront enfermés, mais même si nous ne le sommes pas, pour nos enfants il sera tard de retourner à l’école, pas seulement à cause qu’un enfant de 17 ou de 18 ans ne peut pas aller à l’école avec un enfant de 10 ou 11 ans, mais aussi l’état a une limite d’âge où l’école peut être fréquentée, s’exprime un parent dont l’enfant était à Poliçan.
Nikolin Marku, habitant d’un village de la commune Rrethina, dit qu’il demande à l’état que ses enfants avec les autres soient envoyés à Poliçan pour continuer l’école. Mais pour cela, il faut que les dirigeants de ce centre aient l’enseignement et l’expérience nécessaire, qu’elles soient des mères qui savent se comporter avec les enfants.
"Nos enfants ne sont pas comme tous les autres, dit Marku, ils ont vu et vécu de l’horreur et ont des manques dans l’enseignement suivi avec interruption. J’ai entendu que là-bas on a logé des personnes âgées et nous ne pouvons pas accepter que nos enfants restent avec eux, vu qu’ils ont malades et n’importe quoi peut se passer.
Les enfants ne peuvent pas rester avec des personnes âgées dans un lieu et cela n’est pas notre caprice, mais une demande normale. L’état nous oblige de ne pas envoyer les enfants.
Nous demandons une sécurité, car nous avons déjà assez de problèmes. Ceux qui ont demandé le " besa" pour nos enfants, selon le kanun qui nous laisse enfermés, ont transmit ce problème à l’état à notre nom, mais l’état ne veut pas trouver une solution, même si cela est facile et possible", s’exprime Nikolin Marku.
Tandis que Shpresa Ndrevataj, habitante à Shkodër, qui a eu 4 fils à Poliçan et maintenant le cinquième a atteint l’âge de l’école, rajoute qu’ils ne demandent pas une chose qui ne peut pas être faite .
"Ce n’est pas à nous de dire à l’état de désigner telle ou telle personne pour s’occuper de nos enfants. Nous demandons seulement que la dirigeante soit une femme et une mère, et qu’il y en ait dans le staff.
La présence de 2 ou 3 femmes parmi les mères de ces enfants au staff a donné un résultat avant aussi quand nous les avions, vu que elles les comprennent mieux, Maintenant l’état décide d’envoyer des personnes âgées là-bas, en augmentant notre impossibilité d’envoyer les enfants là-bas", s’exprime Ndrevataj.
Lena Kola de Shala e Dugagjinit rajoute que "nous n’envoyons pas nos filles là-bas où le staff et les dirigeants sont des hommes. Comme les garçons aussi, les filles ne suivent pas l’école. L’état doit garantir leur vie et leur donner la possibilité d’être scolarisés. Ce n’est pas nous qui voulons ce qui s’est passé, mais nous ne pouvons pas changer les choses. Personne ne veut cela".
Alushani : Le Ministère ne peut pas changer la destination du centre.
Ajli Alushani rajoute que l’état a pris une décision pour cela, où la destination est désignée pour les enfants enfermés. Le changement fait par le Ministère du Travail et des Affaires sociales n’est pas prévu dans la loi et en plus, c’est à l’encontre de la loi.
Pourquoi la décision du Conseil des Ministres n’est pas appliquée ? Ces enfants non seulement ne peuvent pas recevoir l’enseignement normal, mais ils sont privés de cette possibilité qui leur a été donnée une fois.
Les enfants qui sont inclus dans le projet "Deuxième Chance" de MASH, sont les enfants dont les parents n’ont pas acceptés de les envoyer à Poliçan pour de raisons différents, et leur enseignement dans les maison est déficient et il garantis seulement pour ne pas rester analphabète. Mais les autres enfants, ceux qui étaient à Poliçan, veulent avoir les mêmes droits d’enseignement que les autres, vu que cela a été expérimentés et a donné de résultat.
Ils ont étudié dans des écoles publiques avec les autres, en aillant la possibilité de s’éloigner du milieu difficile économique et psychologique, où ils vivent dans une atmosphère de peur de la vendetta".
Selon Alushani, " il y 52 enfants qui demandent d’avoir une possibilité de se loger et d’étudier à Poliçan en septembre, et parmi eux il y a des enfants des familles, qui sont impliquées dans la vendetta durant les six mois de cette années à Shkodër.
Concernant le retour des enfants à Poliçan, la Commission Parlementaire pour les affaires sociales et aussi beaucoup d’organismes de l’état ont décidé et sont d’accord, mais le Ministère du Travail et des Affaires Sociales n’accepte pas les demandes et dernièrement il a changer la destination du centre en logeant là-bas des personnes âgées de Tirana, Fier etc.". On apprend que dans le dernier cas où un policier a tué son collègue, ses proches sont enfermés en raison de la peur d’une vendetta.
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