Friday, June 17, 2011

ONG demande la cessation de la procédure contre Belgzim Kamberi

Presheva.com, 05/06/2011

A l'occasion de l'arrestation de Belgzim Kamberi, président du Conseil des droits de l'homme de Bujanoc, nous faisons appel au parquet public à Vranje de mettre fin sans délai à la procédure et la poursuite pénale des citoyens qui démasquent la violation des droits de l'homme et la discrimination.
Le parquet public de Vranje a engagé des poursuites contre
Belgzim Kamberi après la mise d’un panneau avec un diplôme stylisé pour Milan Markovic, ministre des droits de l'homme et des minorités, et de l'administration de l’état et de l'autonomie locale. Le panneau a été placé lors de la manifestation pour protester contre la non reconnaissance des diplômes de l'Université de Prishtina et sur celui-ci il était écrit la note "insuffisante" pour le ministre Markovic dans la matière: Droits de l'homme et les droits des minorités ".

Au panneau d'affichage il était également écrit que « dans la faculté de droit ‘5 Octobre’ à Belgrade, l’étudiant Milan Markovic a été évalué avec "la note générale 10" pour le non respect des droits de l'homme des citoyens de Presheve, Bujanoc et Medvexhe. En raison de ce panneau, la procédure a été engagée pour le délit pénal «atteinte à l'honneur à cause de la race, la religion, l’appartenance nationale ou autre", qui le menace jusqu'à un an de privation de liberté.

Après plus de cinq mois du placement et l'enlèvement du panneau, le 31 mai 2011, la police a remis à Belgzim Kamberi, président du Conseil des droits de l'homme, l'invitation à être interrogé comme suspect, et en même temps lui a demandé de partir avec eux pour l’interroger. Pendant sa détention à la police, Belgzim Kamberi a été interrogé sur des détails du placement du panneau et il a été relâché plus tard.

Bien que dans la lettre adressée au parquet et la déclaration écrite à la presse du ministre Markovic, après l'arrestation de Belgzim Kamberi, il a dit que l'expression figurant dans les panneaux publicitaires ne portait pas atteinte à son honneur et ne veut pas la mise en place de la procédure, nous demandons au parquet et à tous les organes de l'Etat de cesser les pratiques de procédures et autres actions menées contre les citoyens qui attirent l’attention contre les violations des droits de l'homme (dans ce cas de discrimination) grâce à l'utilisation du droit fondamental de l’homme, la liberté d'expression.

Nous cherchons à déterminer la responsabilité du parquet et de tous les autres qui ont permis l'ouverture de cette procédure, puisque le contenu du message sur le panneau d'affichage est clair qu’aucun délit pénal ni contravention n’a été commis. L'arrestation du président du Conseil des droits de l'homme de Bujanoc est une violation de l'interdiction de l’appel à la responsabilité (victimisation), qui est prévu par l'article 9 de la loi sur l'interdiction de la discrimination, prévu même par les autres normes locales et internationales dans le domaine des droits de l'homme.
Nous attendons du parquet qu’il réagit rapidement et adéquatement, dans les cas où des actes de violence et de discrimination contre les citoyens de la Serbie ont été commis, en raison de l'une de leurs appartenances et de coopérer avec les défenseurs des droits de l'homme dans ces procédures, et non pas de mener des procédures à leur encontre à cause de divulgation des cas de discrimination.

Ont signé le communiqué :

1. Les membres de la Coalition contre la discrimination:

Centre pour l'avancement des études juridiques

Civil Rights Defenders

Labris - organisations des droits humains des lesbiennes

Réseau des Conseils de droits de l'homme (réseau CHRIS)

Association des étudiants handicapés

Gayten LGBT

PRAXIS

Centre régional pour les minorités

2. JUKOM - Comité des juristes pour les Droits de l'Homme

3. Initiative des jeunes pour les droits de l'homme

4. Fonds du droit humanitaire

5. Centre pour la décontamination culturelle

6. Femmes en Noir

No comments:

Post a Comment